géographique commune les données « métier » de chaque partenaire de la GIZC.
(Source : Françoise Gourmelon, Marc Robin. « SIG et littoral ». Lavoisier 2005).
ii. Cartographie des ressources : L’exploitation optimal mais durable des zones côtière
nécessite de disposer de la cartographie actualisée des ressources, renouvelables ou
non. En effet, c’est souvent sur la question de l’utilisation ou de la répartition des
ressources que se posent des problèmes délicats de recherche de compromis, que ce
soit entre des intérêts particuliers ou entre l’intérêt général et des intérêt particuliers.
On peut ainsi évoquer la question des ressources halieutiques, de plus en plus
disputées dans les zones touristiques entre pêcheurs plaisanciers et les pêcheurs
professionnels, celle des ressources en eau sujette à une surexploitation liée au
tourisme et aux loisirs, aggravée parfois par des activités très consommatrices comme
l’agriculture.
iii. Représentation des contraintes : Idéalement, les contraintes associées à chaque enjeu
ou à chaque activité devraient trouver leur représentation dans un SIG littoral,
notamment :
− En termes d’exigence : espace, périodes, ressources ;
− En terme d’interactions : il convient de représenter toutes les incompatibilités
(entre activités, avec la protection ou le statut de la zone occupée) ;
− En terme d’impact environnemental : associé à chaque activité (panache
d’effluents, impacts paysagers, bruit, odeurs) ;
− En termes de risques : L’élaboration de compromis ou la prévention des
conflits potentiels, implique en effet le croisement de diverses contraintes
s’exerçant sur le littoral.
iv.
Gestion : La gestion intégrée est complexe et multidisciplinaire. Elle s’appuie sur de
nombreux paramètres, très souvent spatialisés, comme c’est le cas pour la plupart des
impacts et des conflits. La représentation dans un système unique de tous ces
paramètres est une assistance unique à la décision et à la gestion, ce qui explique
pourquoi tout projet de gestion implique nécessairement la mise en place d’un Système
d’Information Géographique capitalisant notamment les données, des modèles reliant
actions et effets attendus, des indicateurs de gestion, la programmation et le suivi des
actions de surveillance et de contrôle.
v. Suivi et évaluation : Dans le processus dynamique que constitue la gestion intégrée le
suivi tient une place très importante car c’est notamment en fonction des impacts
observés ou de l’évolution des objectifs que sont prises les décisions de gestion et que
Précédent

Mise en oeuvre d\'une base de données SIG pour le calcul des indicateurs de durabillité sur des communes de la zone du P.A.C. (littoral algérois) - 28/78

Suivant