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Introduction générale
Un des grands écosystèmes marins de la planète est la mer Méditerranée, ses
caractéristiques lui confèrent une grande importance socio-économique et écologique -
qualifiée de « hot spot » en termes de biodiversité (BOUDOURESQUE et al., 2006). Elle
englobe des ressources énergétiques, minérales et biologiques, assurant d’importants
processus, et fournit donc à l’humanité une grande variété de ressources et de services
(BOUDOURESQUE et al., 2006). Cependant, cette mer et les organismes qui y vivent
sont simultanément soumis aux pressions anthropiques combinées aux changements
climatiques (PERGENT et al., 2012). Le réchauffement climatique, les évènements
extrêmes, la pollution, la surexploitation des ressources naturelles et la destruction et
l’introduction des espèces (DONEY et al., 2012) ont eu des effets directs ou induits qui ont
influencé le fonctionnement de ses différents composantes, physiques et biologiques
(DONEY et al., 2012).
La surveillance de la qualité de l’environnement marin méditerranéen constitue un enjeu
majeur dans le cadre du développement durable. Plusieurs méthodologies ont été testées et
développées et que la littérature regroupe en deux catégories complémentaires : l’approche
chimique nécessaire pour identifier les causes et l’approche biologique indispensable pour
évaluer et prédire la réponse des espèces à un état de stress (BOUDOURESQUE et al.,
2006).
La batterie des bioindicateurs marins couramment utilisée est large, elle comprend des
espèces végétales et animales (invertébrés et vertébrés), souvent qualifiées de « Biological
Quality Elements(BQE) » (LOPEZ YROYO et al., 2010), parmi lesquelles les herbiers à
Posidonia oceanica sont considérés comme un groupe très représentatif de la santé de la
mer méditerranée, en raison de leur large répartition en zone littorale (PASQUALINI et al.,
1998), leur capacité à accumuler les polluants (PERGENT-MARTINI et PERGENT, 2000)
et leur sensibilité aux agressions liées aux activités humaines (RUIZ et ROMERO, 2003 ;
LEONI et al., 2006).
Les descripteurs de Posidonia oceanica souvent mesurés concernent tous les niveaux
d’organisation des herbiers à Posidonia oceanica, depuis la composition biochimique et la
physiologie de la plante à la structure de l'ensemble de l'écosystème (Figure 1).
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Variabilité de l\'abondance des cellules à TANIN chez Posidonia oceanica (Linnaeus) Delile 1813 - 7/42

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