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INTRODUCTION
La Méditerranée ne représente que 0,8% de la surface des océans, mais constitue un pôle de
biodiversité marine et côtière appréciable avec 28% d’espèces endémiques, 18% de la flore et
7,5% de la faune marine mondiale. Elle héberge environ 10 000 espèces marines
(http://www.rac-spa.org), ces dernières sont soit endémiques, soit originaires d’Atlantique ou
de Mer Rouge, dite Lessepsienne (Por, 1978).
Le littoral algérien regroupe un large éventail d’habitats, et la biodiversité marine algérienne est
considérée parmi la plus riche du bassin méditerranéen, rehaussée par l’existence des espèces
très rares. La frange côtière abrite de nombreux peuplements d’invertébrés colonisant aussi bien
les fonds meubles, rocheux et les herbiers (Derbal et Kara, 2005).
Évaluer et suivre la biodiversité marine devient une nécessité sachant que les multiples pressions
anthropiques, les effets des changements climatiques… constituent une menace réelle sur la
diversité biologique marine.
Cependant, la difficulté de pénétration du milieu marin rend la tâche encore plus difficile. Une
technique d’évaluation comme l’inventaire de la biodiversité par les taxons (ATBI : All Taxa
Biodiversity Inventory) vise à fournir une description complète de toutes les espèces présentes
dans une zone donnée, en ayant recours à des systématiciens expérimentés (Féral, 2005).
L’objectif des inventaires est d’intégrer une information scientifique fiable, précise et
argumentée qui puisse concourir à la connaissance du patrimoine marin. Ils peuvent constituer
des bases de données, des catalogues, identifier des espèces rares ou typiques, souvent associés à
la cartographie, ils précisent la qualité et la quantité et voire la diversité dans un lieu (Bertrand,
2004).
La création d’un inventaire d’espèces (faunistiques ou floristiques) consiste en la réalisation de
relevés systématiques des taxons, Espèces, Genres, Classes, Familles et Ordres de la faune ou de
la flore visant toutes les espèces, et constituent ainsi un élément majeur en perspective de
valorisation et de conservation de la ressource biologique marine.
Toutefois malgré certains efforts visant à mieux l’étudier, les données restent insuffisantes en
raison de l’hétérogénéité des travaux. L’inventaire des espèces et leurs identifications posent de
nombreux problèmes, notamment en ce qui concerne les phylums réputés difficiles tels que ce
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Inventaire des Spongiaires et des Bryozoaires de la côte Algérienne - 13/73

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