Chapitre I : Généralités
Partie 1 : Synthèse bibliographique
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1.1.2 Morpho-dynamique côtière à échelle spatio-temporelle
L’étude de l’évolution morpho-dynamique des littoraux consiste à relier leur développement
morphologique et les forçages aux différentes échelles de temps (Wright and Thom, 1977). Le
trait de côte est par définition la ligne d’intersection de la surface topographique avec le
niveau des hautes mers astronomiques et par extension, la limite entre la mer et la terre
(Meedtl, 2010).
Plusieurs types d’indicateurs existent afin de déterminer les traits de côte (altimétriques,
hydrodynamiques, géomorphologiques et botaniques). Le choix des indicateurs de trait de
côte est fait selon la nature du lieu et les outils utilisés pour faire son levé. Les indicateurs de
type hydrodynamique instantané peuvent être utilisés sur les rivages en contexte microtidal
comme la limite instantanée du jet-de-rive (Mallet et al., 2012).
Dans un objectif de gestion du littoral, il est nécessaire de connaitre l’évolution du trait de
côte (avancée, recul ou stabilité) en fonction des échelles temporelles associées (saisonnières,
annuelles). Pour analyser ces changements, une définition du « trait de côte » doit être donnée
de manière à prendre en compte les différentes configurations géomorphologiques des
littoraux ainsi que les notions d’évolution temporelle relatives (Mallet et al., 2012).
En fonction de l’échelle de temps à laquelle il est étudié, le comportement d’un système
morpho-dynamique côtier (plage, embouchure, dune, estuaire) peut être très variable. A
chaque échelle de temps est associée une représentation spatiale se référant à l’amplitude
volumique des changements morphologiques mis en jeu (DeVreind, 1991 ; Djouder et
Smaoun, 2011). L’examen des relations spatio-temporelles qui conditionnent le devenir d’un
système côtier constitue une mesure de la stabilité du système aux variations des forçages
(Kroon, 1994).
Selon la nomenclature de (DeVreind, 1991), on peut en particulier distinguer les échelles
suivantes (figure I-3) :
- La micro-échelle (échelle des processus) concerne les processus physiques constitutifs
de la houle, des courants ou du transport sédimentaire et agissant sur une échelle plus
courte que celle du comportement morpho-dynamique correspondant (houle, courant,
transport sédimentaire, dont les effets sont à l’échelle dite morpho-dynamique).
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