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Introduction
La famille des triglidés est parmi les familles qui ont faits l’objet de peu d’études systématique
dans le bassin algérien (Allali, 1991, Handjar, 2009, Benabdelmoumen, 2016 et Djebar, 2016).
L’étude de la systématique de cette famille dans les précédents travaux s’est basée sur la
morphométrie classique. Cette dernière se base sur la comparaison de distances linéaires entre les
points homologues de différents objets (dans notre cas les corps du poisson). Elle présente
cependant de nombreux inconvénients ; ce qui explique qu’elle a ensuite évolué vers la
morphométrie géométrique.
Benabdelmoumen (2016) a signalé les difficultés rencontrées lors de l’étude morphométrique des
pièces osseuses. Les inconvénients rencontrés en morphométrie classique sont liés aux mesures
des nombreuses distances linéaires. Ces distances mesurées sont fortement corrélées à la taille des
individus, ce qui nécessitait l’utilisation de rapports de distances (indices) pour éliminer l’effet de
la taille, mais ça entraînera nécessairement des imprécisions importantes, les relations
géométriques entre les variables ne sont pas conservées, ce qui rend impossible la discrimination
des espèces à base des pièces présentant des variation inter et intraspécifique.
La morphométrie géométrique a été développée afin de pallier ces limites, en conservant et
comparant très précisément les configurations de différents objets (Perrard, 2012). A l’instar de la
morphométrie classique, dont elle dérive, la morphométrie géométrique est utilisée en biologie
comparative. Elle permet d’étudier les variations morphologiques entre les espèces.
Les objectifs de la morpho-géométrie sont d’une part, d’identifier les homologies ou les variations
morphologiques entre différentes espèces, d’autre part de déterminer la phylogénie des espèces
étudiées, c’est-à-dire d’établir les relations de parenté entre ces espèces. Leur connaissance permet
de mieux comprendre l’évolution à partir d’un ancêtre commun. Cependant, à la différence de la
morphométrie classique, la morpho-géométrie va considérer la forme, indépendamment de la taille
de l’objet d’étude et va s’attacher à la conformation géométrique de cet objet (Kendall, 1977).
Dans le but de répondre aux questions soulevées par les auteurs, et accomplir le travail fait sur la
systématique des triglidés, nous nous sommes intéressés à, une approche qui étudie les variations
morpho-géométrique du neurocrâne et de quelques pièces du splanchnocrâne des différentes
populations des espèces de la famille pêché lors de la campagne d’évaluation des ressources
halieutique démersale (ALDEM-2019) et de chercher les sources de variations inter et
intraspécifique.
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Description des variations morpho-géométrique entre les espèces et les populations des Triglidae (Actinopterygii, Scorpaeniformes) dans le bassin algérien - 10/63

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