Chapitre IV
Evolution spatio-temporelle du trait de côte de la baie de Zemmouri
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 Evolution du rivage entre 1994 et 2003
La comparaison des traits de côte de 1994 et de 2003 témoigne d’une érosion du littoral intervenue
entre ces deux dates le long de la baie de Zemmouri. Le taux moyen de recul est de l’ordre de -
3.13 m/an, il est plus important que la période précédente.
Au niveau du secteur Est (du transects 5 à 948) les forts taux de recul sont localisés au voisinage
de Oued Isser avec une vitesse maximale de l’ordre de -15.5 m/an soit une distance(NSM) de -
129.5 m. La région avant le port de Djinet marque une avancée de son rivage (Transect 5 à 269)
avec une vitesse de pro gradation maximale de l’ordre de 17.5 m/an soit une distance de 164.86 m
au niveau du transect 43.
Cette tendance érosion/accrétion est expliquée par la présence infrastructures maritime (port de
Djinet) et les aménagements au bord de la mer (station électrique) en s’ajoutant les agents naturels
qui sont à leurs tours susceptibles de perturber la dynamique du rivage.
Le secteur centre (du transects 949 à 1410) a connu une fluctuation remarquable de son rythme
d’évolution entre érosion/accrétion avec un taux d’EPR de -0.96 et -2.7 m/an soit des distances
varient entre -9.07 m et -25.47 m. L’accrétion de ce secteur est due à la présence du port de
Zemmouri qui contribue au piégeage du sédiment en amont en déclenchant l’érosion à l’aval.
Le secteur Ouest (du transects 1411 à 2508) a connu majoritairement une forte érosion telle que la
vitesse de recul est estimée respectivement de -2.8 m/an et -2.03 m/an.
Les causes de ce recul peuvent être dues à la fois à des facteurs naturels et anthropiques. Les causes
naturelles d'érosion du rivage de la baie sont dues principalement aux effets répétés et cumulés des
tempêtes avec des amplitudes des houles varie entre 4.17 m et 6.06 m (D’après le traitement des
données des houles au large de la grande baie de Zemmouri) et la hausse relative du niveau moyen
de la mer. Les causes anthropiques peuvent être dues aux extractions massives et arbitraires des
quantités requises pour l’essor urbain que connaît la zone centre de l’Algérie.
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