Conclusion générale
121
Cette étude, dont l’objectif était d’évaluer les impacts potentiels des CC et les actions
anthropiques sur le littoral de la grande baie de Zemmouri, a révélé une forte vulnérabilité
environnementale et socioéconomique de cette frange côtière face à ces impacts.
L’analyse diachronique de la cinématique du trait de côte, a montré que ce littoral a été
fortement sollicité depuis plusieurs décennies, par les activités de développement, notamment
urbain et touristique; Celles-ci ont interféré avec la dynamique hydrosédimentaire du système
côtier et causé une forte érosion des plages avec un taux de recul moyen de l’ordre de -1 m/an
allant de 1972 à 2020, considérées pourtant comme un capital économique de première
importance pour le tourisme balnéaire de la région, et comme une réserve tampon indispensable
au réajustement des profils de plage en cas d’érosion, avec une perte de 265 ha da sa surface
d’évolution. L’état environnemental actuel, fortement dégradé de ce littoral, présage de
difficultés majeures à s’adapter en cas d’élévation du niveau de la mer, si aucune mesure n’est
entreprise pour le protéger de ce phénomène pourtant inéluctable.
L’analyse des impacts physiques et socioéconomiques, a fait ressortir que la quasi-totalité de
ce littoral est caractérisé par un risque de vulnérabilité élevé (4) aux phénomènes d’inondation,
en raison de la faible topographie de la zone. Les risques d’érosion côtière engendrés par
l’élévation accélérée du niveau marin, pourraient causer des dégâts pour les plages déjà en recul
comme celle de « Boumerdes » ou se manifeste un fort courant d’arrachement, qui transporte
des quantités considérables du sable vers le Nord de 7852.36 m
3 /an/m. Les risques de pertes de
terres, naturelles et aménagées, par inondation seraient considérables en 2100, dont ces
intrusions marines peuvent atteindre une dizaine de kilomètres en arrière-pays en immergeant
une superficie de 1032.7 ha et 2259.71 ha pour un niveau minimal (R = 1 ans) et maximal (R=
100 ans) d’inondation respectivement. Ces impacts affecteront les éléments fondamentaux de
la vie des populations côtière.
Il est donc possible d’éviter, ou du moins de réduire ces impacts, en contextualisant l’approche
dynamique « GIZC » qui vise à protéger, valoriser et développer la zone côtière dans le cadre
de DD, en mettant en œuvre des mesures d'adaptation et d'atténuation anticipatives,
écologiquement acceptables et financièrement réalisables. Ces options devraient être réévaluées
régulièrement en raison : des changements qui risquent d’affecter la dynamique côtière et par
suite la vulnérabilité, de la compréhension scientifique des processus, de l’évolution de la
technologie, etc.
Comme étant un enjeu majeur en matière de risque, les effets des changements climatiques
doivent rapidement prises en comptes dans les études avenir, à cet effet une prise de conscience,
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Cette étude, dont l’objectif était d’évaluer les impacts potentiels des CC et les actions
anthropiques sur le littoral de la grande baie de Zemmouri, a révélé une forte vulnérabilité
environnementale et socioéconomique de cette frange côtière face à ces impacts.
L’analyse diachronique de la cinématique du trait de côte, a montré que ce littoral a été
fortement sollicité depuis plusieurs décennies, par les activités de développement, notamment
urbain et touristique; Celles-ci ont interféré avec la dynamique hydrosédimentaire du système
côtier et causé une forte érosion des plages avec un taux de recul moyen de l’ordre de -1 m/an
allant de 1972 à 2020, considérées pourtant comme un capital économique de première
importance pour le tourisme balnéaire de la région, et comme une réserve tampon indispensable
au réajustement des profils de plage en cas d’érosion, avec une perte de 265 ha da sa surface
d’évolution. L’état environnemental actuel, fortement dégradé de ce littoral, présage de
difficultés majeures à s’adapter en cas d’élévation du niveau de la mer, si aucune mesure n’est
entreprise pour le protéger de ce phénomène pourtant inéluctable.
L’analyse des impacts physiques et socioéconomiques, a fait ressortir que la quasi-totalité de
ce littoral est caractérisé par un risque de vulnérabilité élevé (4) aux phénomènes d’inondation,
en raison de la faible topographie de la zone. Les risques d’érosion côtière engendrés par
l’élévation accélérée du niveau marin, pourraient causer des dégâts pour les plages déjà en recul
comme celle de « Boumerdes » ou se manifeste un fort courant d’arrachement, qui transporte
des quantités considérables du sable vers le Nord de 7852.36 m
3 /an/m. Les risques de pertes de
terres, naturelles et aménagées, par inondation seraient considérables en 2100, dont ces
intrusions marines peuvent atteindre une dizaine de kilomètres en arrière-pays en immergeant
une superficie de 1032.7 ha et 2259.71 ha pour un niveau minimal (R = 1 ans) et maximal (R=
100 ans) d’inondation respectivement. Ces impacts affecteront les éléments fondamentaux de
la vie des populations côtière.
Il est donc possible d’éviter, ou du moins de réduire ces impacts, en contextualisant l’approche
dynamique « GIZC » qui vise à protéger, valoriser et développer la zone côtière dans le cadre
de DD, en mettant en œuvre des mesures d'adaptation et d'atténuation anticipatives,
écologiquement acceptables et financièrement réalisables. Ces options devraient être réévaluées
régulièrement en raison : des changements qui risquent d’affecter la dynamique côtière et par
suite la vulnérabilité, de la compréhension scientifique des processus, de l’évolution de la
technologie, etc.
Comme étant un enjeu majeur en matière de risque, les effets des changements climatiques
doivent rapidement prises en comptes dans les études avenir, à cet effet une prise de conscience,
