Chapitre IV
Synthèse des travaux et discussions des résultats
48
IV.2. Synthèse des travaux réalisés sur la contamination des moules du littoral algérois
par les métaux traces selon un ordre chronologique croissant
IV.2.1. Etude réalisée en 2013
Ce travail a pour objectif d’étudier l’évolution des métaux traces chez deux espèces
des moules dans Mytilus galloprovincialis (Lamarck, 1819) et Perna perna (Linne, 1758) du
littoral algérois.
Les sites d’études sont au nombre de sept : trois dans la baie de Bou-Ismail (Berrard, Fouka
marine, Zeralda et Ain benian), deux dans la baie d’Alger (Port d’Alger et Bateau-cassé) et
deux dans la baie de Zemmouri (Boudouaou El Bahri et Figuier).
Toutes les moules proviennent des moulières naturelles. Elles ont été arrachis de leur substrat
à l’aide d’un couteux à lame, à l’exception des moules récoltés de la station de Surcouf (une
ferme conchylicole). Les échantillons ont été immédiatement entreposés dans des sachets en
plastique au frais dans des glaciaires.
Au laboratoire, les moules ont été nettoyé l’aide d’un couteau de leur byssus et des salissures
collées à leur coquille.
Les travaux effectués dans le laboratoire sont les suivants :
Calcul de l’indice de condition qu’est un indice biométrique utilisé en conchyliculture pour
rendre compte du degré de remplissage des coquilles des animaux.
La formule choisie dans ce travail est d’AFNOR (NF V 45056), exprimée par l’équation :
IC = (PTSEP / Poids total) * 100
Avec PTSEP est le poids des tissus mous sans l’eau palléale.
Pour calculer cet indice, la mensuration des tailles de chaque individu a été faite à l’aide
d’un pied à coulisse ; puis ils sont mis dans une balance pour avoir le poids total de la moule.
On a récupéré la chair de chaque individu (moule) : en commençant par la section des
muscles adducteurs, puis en séparant les valves et les partie molles détachées à l’aide d’un
scalpel et récupérées dans des boites de pétrie pour la pesé puis les mettre au congélateur (18°C) dont le but est d’être lyophilisé pour la détermination des ETM.
Les résultats obtenus montrent que La P.perna dans les deux moulières naturelles a des
tailles moyennes importantes par rapport aux
tailles moyennes de la moule
M.galloprovincialis, car cette espèce n’est pas concernée ni par la commercialisation ni par la
conchyliculture.
Précédent

Les métaux traces dans les moules: Etude rétrospective et comparative dans les côtes centrales algériennes (baies de Zemmouri, d’Alger et de Bou-Ismail). - 48/96

Suivant