Chapitre I
Généralités
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Certaines espèces ont, en effet, la capacité d’accumuler les contaminants métalliques dans
leurs tissus mous. L’exploitation de ces propriétés d’incorporation permet d’évaluer
l’évolution des concentrations capables, dans le milieu ambiant, de franchir les barrières
biologiques et de pénétrer dans les organismes (Beliaeff B et al, 2011).
I.2.7.1. Bioaccumulation
C’est un mécanisme physiologique qui se traduit par la fixation des substances
toxiques dans les organismes marins, c’est donc la possibilité pour une espèce donnée de
concentrer un toxique donné à partir du milieu extérieur. Ces substances non biodégradables
vont se concentrer le long des divers maillons de la chaîne trophique. Les concentrations
maximales se trouvent chez les grands prédateurs (poisons, mammifères marins, et l’homme)
ou chez les mollusques filtreurs comme les moules (Boutiba, 2004).
I.2.7.2. Bioconcentration
La bioconcentration est un cas particulier de bioaccumulation. Elle est définie comme
le processus par lequel une substance (ou un élément) se trouve présente dans un organisme
vivant à une concentration supérieure à celle de son milieu environnant. C’est donc
l’accroissement direct de la concentration d’un contaminant lorsqu’il passe de l’eau à un
organisme aquatique. Le facteur de concentration FC est défini comme une constante issue du
rapport de la concentration d’un élément dans un organisme en état d’équilibre à sa
concentration dans le biotope (Ramade, 1992).
I.2.7.3. Bioamplification
C'est une concentration d'un toxique après consommation de plus petit organisme de la
chaîne par le plus grand, il s'agit dans ce cas de la possibilité pour un toxique d'être cumulé
par une chaîne trophique. Si le toxique n'est pas dégradé ou éliminé, il va s'accumuler de plus
en plus au niveau de chaque maillon de la chaîne alimentaire (Boutiba, 2004).
I.2.7.4. Processus de bioaccumulation
La concentration des métaux lourds dans l’organisme résulte du bilan entre d’une
part, les flux d’entées des métaux (adsorption, absorption…), et d’autre part, les différentes
voies d’élimination ou de décontamination (Boudou, 2004).
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Les métaux traces dans les moules: Etude rétrospective et comparative dans les côtes centrales algériennes (baies de Zemmouri, d’Alger et de Bou-Ismail). - 23/96

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