Introduction
11
Introduction
Depuis la révolution industrielle, la pollution n’a eu de cesse de s’accroitre dans les
différentes régions du monde. Ainsi, elle a touché les écosystèmes, la faune et la flore jusque
dans la chaîne alimentaire. Assez variée et complexe, cette pollution a diverses formes et
types de contaminants issus de sources naturelles, mais beaucoup plus de sources
anthropiques au travers des rejets des installations industrielles et urbaines, les carburants liés
au transport, le pillage des énergies fossiles … etc.
De ce fait, jamais notre planète n’a était autant polluée, une des conséquences de la course au
développement, la dictature du profit et l’inter- mondialisme. Cette situation a fait que
l’impact de la pollution est tel que non seulement c’est devenu une question de santé
publique, mais également un enjeu politique, économique et autre… (Ramade, 2000).
La pollution de l’eau correspond à la présence dans, celle-ci, de minuscules organismes
pathogènes, de produits chimiques, de déchets industriels et autres matériaux indésirables et
nocifs pour l’homme et son environnement. A court et moyens termes, cette pollution touche
les eaux de surface des écosystèmes aquatiques (océans, rivières, lacs) et, à long terme, elle
peut atteindre les eaux souterraines. Elle entraîne une dégradation de la qualité de l’eau, ce qui
rend son utilisation dangereuse et perturbe beaucoup le milieu aquatique (Ghali, 2008).
Des différents écosystèmes, le milieu marin est l’un des plus impactés par la pollution. Que ce
soit à cause de la navigation maritime commerciale, touristique ou autres qui peuvent causer
des accidents et des dégâts spectaculaires, , ou à cause des forages pétroliers en off-shore qui
peuvent générer des fuites et déversements massifs de pétrole ou encore à cause du
braconnage ou de la surpêche qui menacent gravement la biodiversité marine. Des ONG
régionales et internationales, telles que Greene Peace, peinent à combattre problèmes
(Gaujous, 1995).
Plusieurs méthodes et approches sont utilisées pour l’étude de cette pollution, sa
quantification, sa distribution et son impact sur l’environnement. La biosurveillance qui
utilise les biotes comme bioindicateur de la pollution est l’une des approches les plus
adéquates. Ainsi, les moules sont largement considérées comme de bons indicateurs de la
contamination du milieu marin dans lequel elles vivent, puisqu'elles possèdent la propriété
d'accumuler les contaminants présents dans ce milieu jusqu'à atteindre un équilibre avec lui.
Ce phénomène de bioaccumulation est à l'origine d'un facteur de concentration entre le milieu
et l'organisme pouvant être très élevé (Boutiba et Taleb, 2007).
Précédent

Les métaux traces dans les moules: Etude rétrospective et comparative dans les côtes centrales algériennes (baies de Zemmouri, d’Alger et de Bou-Ismail). - 11/96

Suivant