Chapitre II
Matériel et Méthodes
17
2.1.5 La bathymétrie et la sédimentologie
Le littoral algérien se caractérise par un plateau continentale relativement étroit au centre de
l’Algérie et atteint des extensions notables au niveau des extrémités Est et Ouest de cette région
(Bachouche, 2017).
Du point de vu sédimentologique, les fonds marins compris entre Oued-Isser et Cap Noé sont
constitués de boues argilo-calcaires, alors ceux situés entre Cap Noué et les îles Habibas sont
de nature argilo-siliceuse. De Ghazaouet à Rachgoun, les fonds sont entre 250 et 350 m ce sont
des formations volcaniques ayant l’apparence de chandeliers dont leurs sommets sont
recouverts par des touffes des coraux à dendrophyllium. Le substrat des fonds est donc
caractérisé par une granulométrie variable : graviers, sables et vases constituant des fonds
meubles, qui s’alternent parfois très étroitement avec les rochers, les blocs et les éboulis
(Maurin, 1962).
2.1.6 L’hydrodynamisme
La géographie de l’Algérie fait du littoral algérien une zone fortement influencée par les
facteurs hydrologiques du bassin méditerranéen (Boutiba, 1992). Ce littoral est caractérisé par
ces deux couches d’eaux superposées, l’eau Atlantique modifiée et l’eau méditerranéenne.
En effet, l’eau Atlantique pénètre dans la mer d’Alboran où ses caractéristiques initiales
commencent à s’altérer, donnant ainsi naissance à l’eau atlantique modifiée (Benzohra, 1993).
Cet auteur signale cette eau dans le bassin algérien où elle se reconnaît dans une couche
superficielle de 150 m d’épaisseur avec une température de 15 à 23°C en surface et de 13,5 à
14°C en profondeur et de salinités allant de 36,5 à 38 p.s.u.
Le long des côtes algériennes, l’eau Atlantique modifiée décrit un écoulement plus ou moins
stable avant de se diviser en deux branches. Dans le bassin algérien, L’eau Atlantique modifiée
pénétrerait (Millot, 1987 ; Millot, 1993 et Benzohra, 1993) sous forme d’une veine de courant
étroite qui donne naissance à des méandres et tourbillons côtiers associés à des upwellings. Ces
derniers favoriseraient une forte productivité biologique et par conséquent, augmentation des
capacités trophiques du milieu.
La circulation générale des eaux marines en Méditerranée occidentale régit et conditionne la
distribution des facteurs biologiques, hydrologiques, chimiques, vaseux, etc. D’après Millot
(1987), cette circulation apparaît avec la pénétration de l’eau d’origine Atlantique modifiée
(MAW). Cette eau entre dans le bassin algérien vers 0° sous forme d’une veine étroite de
courant et longeant les côtes algériennes vers l’est. Vers 1°E et 2°E elle devient instable où on
note l’apparition de méandres puis des tourbillons cycloniques et anticycloniques, dérivant vers
Matériel et Méthodes
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2.1.5 La bathymétrie et la sédimentologie
Le littoral algérien se caractérise par un plateau continentale relativement étroit au centre de
l’Algérie et atteint des extensions notables au niveau des extrémités Est et Ouest de cette région
(Bachouche, 2017).
Du point de vu sédimentologique, les fonds marins compris entre Oued-Isser et Cap Noé sont
constitués de boues argilo-calcaires, alors ceux situés entre Cap Noué et les îles Habibas sont
de nature argilo-siliceuse. De Ghazaouet à Rachgoun, les fonds sont entre 250 et 350 m ce sont
des formations volcaniques ayant l’apparence de chandeliers dont leurs sommets sont
recouverts par des touffes des coraux à dendrophyllium. Le substrat des fonds est donc
caractérisé par une granulométrie variable : graviers, sables et vases constituant des fonds
meubles, qui s’alternent parfois très étroitement avec les rochers, les blocs et les éboulis
(Maurin, 1962).
2.1.6 L’hydrodynamisme
La géographie de l’Algérie fait du littoral algérien une zone fortement influencée par les
facteurs hydrologiques du bassin méditerranéen (Boutiba, 1992). Ce littoral est caractérisé par
ces deux couches d’eaux superposées, l’eau Atlantique modifiée et l’eau méditerranéenne.
En effet, l’eau Atlantique pénètre dans la mer d’Alboran où ses caractéristiques initiales
commencent à s’altérer, donnant ainsi naissance à l’eau atlantique modifiée (Benzohra, 1993).
Cet auteur signale cette eau dans le bassin algérien où elle se reconnaît dans une couche
superficielle de 150 m d’épaisseur avec une température de 15 à 23°C en surface et de 13,5 à
14°C en profondeur et de salinités allant de 36,5 à 38 p.s.u.
Le long des côtes algériennes, l’eau Atlantique modifiée décrit un écoulement plus ou moins
stable avant de se diviser en deux branches. Dans le bassin algérien, L’eau Atlantique modifiée
pénétrerait (Millot, 1987 ; Millot, 1993 et Benzohra, 1993) sous forme d’une veine de courant
étroite qui donne naissance à des méandres et tourbillons côtiers associés à des upwellings. Ces
derniers favoriseraient une forte productivité biologique et par conséquent, augmentation des
capacités trophiques du milieu.
La circulation générale des eaux marines en Méditerranée occidentale régit et conditionne la
distribution des facteurs biologiques, hydrologiques, chimiques, vaseux, etc. D’après Millot
(1987), cette circulation apparaît avec la pénétration de l’eau d’origine Atlantique modifiée
(MAW). Cette eau entre dans le bassin algérien vers 0° sous forme d’une veine étroite de
courant et longeant les côtes algériennes vers l’est. Vers 1°E et 2°E elle devient instable où on
note l’apparition de méandres puis des tourbillons cycloniques et anticycloniques, dérivant vers
