Conclusion générale
62
• Le plus simple à faire est de sensibiliser les citoyens sur l’importance et l’intérêt
écologique de l’herbier à Posidonie.
• Lutte contre l’eutrophisation ; Cela passe donc par une réduction des apports en azote
et phosphore aux eaux de surface continentales et marines littorales
• Il faudrait diminuer les rejets à la source : diminution de l’utilisation de détergents et
d’engrais contenant les éléments azotés et phosphorés, soit par voie législative (en
France les phosphates sont interdits dans les lessives depuis le 1
er juillet 2007 et, depuis
le 10 février 2012, l'Union européenne a officiellement restreint leur utilisation), soit
par des bonnes pratiques (pratiques culturales permettant de limiter l’utilisation
d’intrants).
• Mais il est également possible de traiter plus, et mieux, les eaux usées domestiques et
industrielles pour éliminer ces éléments.
• Pour achever ce chapitre il convient donc de donner quelques mesures de préventions
et rappeler d’importants faits recommandés par Boudouresque et al. (2006), que nous
tenterons d’appliquer à notre zone, afin d’aider à réduire la pollution et minimiser
son impact, pour améliorer et surveiller l’état de l’herbier dans la baie de Bou-Ismaïl.
À savoir :
- Aucun émissaire d’eaux usées ne devrait déboucher dans un herbier à
Posidonia oceanica. Ceci est valable quel que soit le niveau d’épuration des
eaux ; en effet, il s’agit d’eau douce qui normalement remonte vers la surface
mais dont la base du cône de dilution peut avoir une certaine emprise sur le
fond, en fonction des courants et lors des tempêtes ; or, P. oceanica est très
sensible à la dessalure.
- Dans le cas des émissaires anciens, comme c’est le cas apparent de ceux de la
ville de Bou-Ismaïl (des “mattes mortes” sont observées aux points de rejet). Il
serait nécessaire d’entreprendre un déplacement de l’émissaire ou sa
prolongation au-delà des limites de l’herbier. Cependant, la mise en service
d’une
station
d’épuration
et l’amélioration du taux d’épuration des eaux usées par les industriels
permettrait d’éviter ces coûteux travaux de déplacement.
- Le plus simple à faire serait de considérer une distance minimale entre le point
de rejet et les herbiers les plus proches (5m de profondeur) de façon à garantir
en premier lieu un bon abattement des MES (Matières en Suspension) et en
deuxième lieu la réduction des rejets de nutriments et de détergents.
Précédent

Contribution a l’étude de l’évolution de l’herbier à Posidonie (Posidonia oceanica) sous l’effet de la pression anthropique dans la baie de Bou-Ismail à Alger - 74/90

Suivant