Chapitre I :
Généralités
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enrochements artificiels, le renforcement des populations d’une espèce (réimplantation de
Magniliophytes marines par exemple), peuvent ainsi constituer des mesures de mitigation
(Boudouresque, 2001).
Le concept de mitigation doit toutefois être utilisé avec la plus grande prudence : le risque
existe en effet que la mitigation soit utilisée comme un alibi permettant de poursuivre des
aménagements destructeurs, en trompant le public et en donnant bonne conscience aux élus. Il
doit être en effet bien clair qu’il n’existe pas de compensation réelle à un aménagement ; la
destruction d’un herbier à Posidonia oceanica, par recouvrement sous un ouvrage, est
irréversible, car c’est le biotope qui a été détruit définitivement. La mitigation doit donc être
considérée uniquement comme une tentative de restauration approximative de ce qui a été
détruit dans le passé, et non comme la justification de nouvelles destructions par
d’hypothétiques compensations (Boudouresque, 2000).
Donc L’importance écologique des herbiers de posidonies rend leur régression particulièrement
préoccupante. C’est la raison pour laquelle la Posidonie apparaît sur les listes d’espèces
menacées, bien que ce ne soit pas l’espèce en elle-même qui soit menacée mais l’écosystème
qu’elle édifie.
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Contribution a l’étude de l’évolution de l’herbier à Posidonie (Posidonia oceanica) sous l’effet de la pression anthropique dans la baie de Bou-Ismail à Alger - 34/90

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