Chapitre I :
Généralités
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et al, (1995) décrivent au nouveau type : la limite morcelée qui correspond à la dégradation
d’une limite brusque suite à une perturbation du milieu. En fonction de l’importance et/ou de
la proximité du facteur à l’origine de la perturbation (rejets, aménagements, mouillage ….),
la limite présente des ondulations, ou des invaginations de son rebord, voire se fragmente
en taches dont la taille diminue progressivement lorsque l’on se rapproche de la source
de perturbation, pour aboutir à des faisceaux isolés (Charbonnel et al, 1995).
Cette régression peut être liée à des processus naturels (processus cyclique de colonisation
et d’érosion, changement climatiques, modification du niveau des océans, évènements
météorologiques et /ou tectonique exceptionnels, maladies), mais force est de constater
que les régressions le plus souvent observées semblent en relation étroite avec les activités
humaines.
I.7. Les menace sur l’écosystème à Posidonia oceanica
Les herbiers à Posidonie sont fragiles, vulnérables. Leur unique domaine, le proche littorale,
est justement la zone qui leur est âprement disputée par les hommes (Boudouresque
et al, 1982). Presque tous les terre-pleins littoraux sont bâtis sur d’anciens herbiers.
C’est dans cette étroite frange littorale, cette oasis linéaire bordant le Sahara des fonds
océaniques, que se diverse les égouts des cités côtières (généralement sans traitement
préalable), que les grands fleuves drainent les pollutions d’immenses bassins versants
(Boudouresque et al, 1982). Partout les herbiers reculent un peu plus vite ou un peu plus
moins vite, selon les secteurs, ce recule a pris des proportions catastrophiques au cours des 30
dernières années (Boudouresque et al, 1982).
I.7.1. Les pollutions industrielles et urbaines (rejet des eaux usées)
Depuis de nombreuses années les herbiers à Posidonia oceanica présentent des régressions
massives à proximité des grands centres urbains et industriels (Pergent-Martini et al, 1995).
L'origine de ces régressions a souvent été imputée à l'action de polluants chimiques (BellanSantini et al, 1994 ; Pergent-Martini et al, 1995), qui réduisent
le développement des feuilles et la croissance des rhizomes de P.oceanica (Balestri
et al, 2004).
Ces phénomènes s’observent en particulier au niveau de la limite inférieure de l’herbier,
où l’on assiste à une remonté de cette limite (Boudouresque et al, 1982).
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Contribution a l’étude de l’évolution de l’herbier à Posidonie (Posidonia oceanica) sous l’effet de la pression anthropique dans la baie de Bou-Ismail à Alger - 29/90

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