Introduction
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La méditerranée est une mer soumise a une très forte pression humaine, elle reçoit d’une
manière chronique les eaux usées de grandes unités urbaines et industrielles avec une
importante charge polluante, pouvant menacer la faune et la flore du littoral (Abd Elguerfi,
2003). Face a ces menaces, l’homme est mobilisé a lutter pour préserver les patrimoines,
limiter et étudier leurs effets en mesurant des paramètres physico-chimiques et chimiques
utilisés comme traceurs dans le milieu marin, ces derniers constituent donc un outil très
important pour l’étude des phénomènes et processus qui se déroulent au sein de l’océan
(Ifremer, 2005).
L’Algérie, pays Méditerranéen, connait un développement socio-économique le long de son
littoral, en raison des échanges commerciaux (exportation des hydrocarbures et ressources
halieutiques) et des activités portuaires et touristiques, et subit aussi l’influence d’une pression
démographique et industrielle croissante.
La baie de Bou-Ismail est une zone qui est en voie d’anthropisation, avec la mise en place
d’un pôle industriel, l’importance des terres agricoles qui s’y trouvent ainsi que les rejets
d’eaux usées sans aucun traitement préalable.
Ces activités forment une contrainte sur l’environnement marin, sachant que la plupart de leur
rejets sont directement déversés à la mer sans traitement, ce qui augmente par conséquences la
charge polluante dans celle-ci, avec destruction des écosystèmes marins les plus importants
tels que l’herbier à Posidonia oceanica ( principal réservoir de la diversité biologique).
L’herbier à Posidonia oceanica est considéré comme l’un des écosystèmes majeurs
et emblématiques du littoral de la méditerranée ; en raison essentiellement de son importance
écologique et de son rôle dans les équilibres sédimentaires littoraux (Boudouresque
et Al, 2006 ; Pergent-Martini et Le Ravellec, 2007). Il est également considéré comme un
hot spot « point chaud » pour la diversité spécifique (Boudouresque et al, 2006). Et comme
plusieurs autre magniliophytes marines. Posidonia oceanica est à la fois espèce clé et
ingénieur d’écosystèmes marins (Boudouresque et al, 2006).
Malheureusement ; ces herbiers sont particulièrement vulnérables, et très sensibles aux
perturbations anthropiques et ont régressés de façon préoccupante (à cause de la pollution,
turbidité, des pollutions industrielles, urbaines et aquacoles, l’ancrage des embarcations, le
chalutage.
la pêche aux palourdes, le recouvrement par des aménagements littoraux ou par des produits
de dragage, la modification des flux sédimentaires «par exploitation des sables ou
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Contribution a l’étude de l’évolution de l’herbier à Posidonie (Posidonia oceanica) sous l’effet de la pression anthropique dans la baie de Bou-Ismail à Alger - 13/90

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