Chapitre 1 : Généralités
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I-Généralités
1- La pêcherie méditerranéenne
Au cours de la période 2014-2016, examinée dans l’édition 2018 de la situation des pêches en
Méditerranée et en mer Noire, le volume annuel moyen des débarquements en Méditerranée
et en mer Noire confondues s’élevait à 1 220 000 tonnes, soit un niveau légèrement supérieur
au volume des débarquements enregistré en 2013 mais inférieur à la moyenne annuelle pour
la période allant de 2000 à 2013 (1 473 429 tonnes). Les principaux pays producteurs
demeurent la Turquie, l’Italie, la Tunisie, l’Algérie, l’Espagne et la Croatie. Dans ces pays, la
pêche est un secteur important et les ressources halieutiques sont accessibles. De manière
générale, le volume des débarquements nationaux est resté stable depuis 2013 (CGPM, 2018).
Depuis, le niveau des captures diminue lentement jusqu'à aujourd'hui. La valeur totale au
débarquement suit un schéma similaire, avec un pic net en 1985 à 3 milliards de dollars EU
suivi d'une tendance à la baisse presque constante, à 1,5 milliard de dollars EU (Conides et
Papaconstantinou, 2020).
A l’exception de quelques pêcheries hauturières ciblant de grands poissons pélagiques ou
crustacés profond, la majeure partie de l’activité halieutique méditerranéenne s’exerce sur une
bande côtière dont la largeur moyenne n’excède pas 9 milles marins (FAO).
2- La pêcherie algérienne
Il existe 20 grands ports de pêche le long des 1 280 km des côtes algériennes. Le plateau
continental est environ 13 700 km² et la zone de pêche est d'environ 95 000 km². En 2016, le
total des navires opérant à partir de ces ports a été estimé à 5 024 dont 552 chaluts et 1295
senneurs et le reste sont des petits métiers. La production de capture marine est assez stable
entre 93500 et 105600 tonnes durant la période 2010-2016. Elle a été estimée à 94400 tonnes
en 2017. La plus importante des captures est constituée de petits pélagiques (FAO, 2019).
Au titre de l’année 2018, la flotte de pêche nationale a enregistré une croissance positive de
2,2% par rapport à 2017, passant ainsi de 5494 unités à 5617 unités. Les principales
productions de la pêche sont réalisées par une flottille répartie en trois segments principaux.
Elle est constituée par les petits métiers avec 65,4%, les sardiniers 24,3% et les chalutiers
représentent 9,8% du total des unités. Il y’a lieu de signaler que plus de 40% de cette flottille
sont des navires inactifs (ONS, 2018).
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