En se basant sur des critères biochimiques tels que la nature des pigments, des matières de
réserve et des parois cellulaire, et des critères cytologiques tels que l’organisation cellulaire et
la présence d’organites particuliers (De Reviers, 2002).
3-1-Cyanophytes
Ce sont des végétaux dont la structure cellulaire est procaryote (Garon et al., 2013) avec une
morphologie qui peut être unicellulaire, coloniale ou filamenteuse simple, une consistance
gélatineuse dans la plupart des cas, et une pigmentation verte bleuâtre due à la dominance de
la phycocyanine (Garon-Lardiere, 2004) portée par des thylakoïdes (Pérez, 1992) . Certains
groups sont dotés des cellules spécialisées telles que les hétérocystes leur permettant de fixer
le nitrogène atmosphérique et des vésicules gazeuses pour pouvoir flotter (Meriluoto et al.,
2017).
La reproduction des cyanophytes se fait par voie végétative par simple scission binaire ou par
fragmentation dans le cas des formes filamenteuses (Stanier et al., 1977).
Elles colonisent plusieurs et différents biotopes en supportant les conditions des milieux les
plus extrêmes (Garon et al., 2013)
3-2-Rhodophytes
Les rhodobiontes représentent généralement un groupe des espèces marines pluricellulaires
avec une grande diversité de types d’organisation allant des simples filaments microscopiques
à des lames épaisses (Boudouresque et al., 2006).
La présence des pigments surnuméraires dont la phycoérythrine dominante, leur donne non
seulement la couleur rouge ou rose (il y’en a certains qui apparaissent ainsi noirâtres à la
lumière du jour (Pérez, 1992)) mais aussi la possibilité de vivre jusqu’à 250m de profondeur
en absorbant dans le vert (Littler et al., 1985).
Elles sont caractérisées par un amidon extraplastidial particulier ‘rhodamylon’, des
phycocoloides mucilagineux niveau de leurs parois externes leur donnant une consistance
cartilagineuse ou calcifiée (Boudouresque et al., 2006 ; Ballesteros 2016).
La reproduction des rhodophytes se fait par voie asexuée et sexuée via des cellules
reproductrices immobiles avec un cycle de production généralement complexe (GaronLardiere, 2004). Il faut noter que c’est le seul groupe où se manifeste le cycle de reproduction
trigénétique (Pérez, 1992).
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