Chapitre IV
L’étude de l’évolution du trait de la côte d’étude
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2 Les méthodes de détection des variations de la position du trait de côte
Parmi les techniques mises en œuvre pour étudier la mobilité d’une ligne de référence donnée,
on distingue les méthodes de terrain privilégiant l’observation directe et les méthodes fondées
sur l’observation indirecte.
2.1 Les approches directes :
Elles sont basées sur des mesures topographiques périodiques (hebdomadaires,
bihebdomadaires, mensuelles, semestrielles, annuelles) à l’aide de matériels de levés allant
des appareils à principe optique (niveau de chantier, théodolites, …) aux appareils
électroniques utilisant le laser (tachéomètre électronique, Lidar) ou le positionnement par
satellites en mode différentiel (récepteur DGPS). Les mesures peuvent concerner uniquement
la ligne de référence ou le profil de plage et doivent être raccordées à un même système de
référence relatif ou absolu pour faciliter la comparaison entre différents levés.
2.2 Les méthodes indirectes :
Les méthodes d’observation indirecte s’appuient sur l’analyse graphique de documents
essentiellement cartographiques et photographiques pour mesurer et cartographier les
positions successives des indicateurs du trait de côte. Elles ont bénéficié des progrès
technologiques réalisés au cours des deux dernières décennies dans le domaine du traitement
numérique de l’information géographique. En effet, si dans les années 1960 – 1970, les
techniques reposaient exclusivement sur des méthodes manuelles (mesures directes sur des
photographies aériennes ou des cartes, photo-interprétation analytique), les années 1980 ont
vu l’introduction de techniques de photogrammétrie analytique dans les études de cinématique
littorale. De nos jours, les méthodes de photogrammétrie numérique et surtout de photointerprétation assistée par ordinateur couplée aux SIG s’imposent. (Ibrahima Faye. 2010)
3 Les méthodes statistiques de calcul de la mobilité du trait de
côte sous l’extension DSAS :
3.1 La méthode des points extrêmes (End Point Rate - EPR) :
La méthode des points extrêmes n’utilise que deux positions connues de la ligne de référence
(la position la plus ancienne et la plus récente). La distance mesurée entre ces deux
emplacements extrêmes du trait de côte durant la période d’étude est divisée par le nombre
d’années écoulées pour obtenir la vitesse d’évolution annuelle du littoral. L’avantage de cette
méthode réside dans sa simplicité. Toutefois, lorsque l’on dispose de positions intermédiaires
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Impact Préliminaire et Analyse des Dégâts d’Inondations Par Imagerie Satellite Via le Logiciel ArcGis dans la willaya de Taref - 77/95

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