Chapitre III
RESULTATS ET DISCUSSIONS
71
En effet, les genres Penicillium et Aspergillus sont parmi les souches les plus toxinogènes en
milieux terrestres (Tabuc, 2007).
Nos résultats sont en conformité avec ceux réalisés par Sallenave (1999) et Matallah-Boutiba
(2009) qui ont effectué des études sur la diversité fongique des moisissures marines et l’évaluation
de leur toxicité sur la crevette de saumure (A.salina).
Quoique, le genre Fusarium aussi connu pour être très producteur de mycotoxines en milieu
terrestre, les souches testées de Sallenave (1999) et Matallah-Boutiba (2009) se sont révélées non
toxiques sur Artemia salina, par contre, nos deux souches testées, se sont révélées toxiques pour ce
même test. Probablement, comme nous l’avons déjà signalé lors de l’étude du laurylsulfate de
sodium, les larves d’Artemia utilisée semblent différentes et plus sensibles que celles utilisées par
Sallenave (1999) et Matallah-Boutiba (2009).
Nous avons contrôlé les plaques après 48 et 72 heures, finalement, on a constaté qu’il y avait des
larves encore vivantes. Les nauplies d’A.salina sont connues pour rester en vie pendant 48 heures
sans nourriture en raison de l’enrichissement du joug-sac (Pelka et al, 2000). La survie des nauplies
observée après 72 heures, dans la présente étude, pourrait être, également expliquée par la présence
des métabolites non toxique dans les jus de fermentation.
III.6 Extraction des métabolites à partir des filtrats fongiques
III.6.1 Identification des métabolites primaires
La chromatographie sur couches minces est une méthode de criblage rapide des métabolites, elle
permet la séparation des métabolites des extraits de fermentation.
Le choix des souches étudiées s’est effectué sur 3 genres rencontrés déjà dans le milieu marin
(Aspergillus, Penicillium et Fusarium). Ce dernier a été porté sur d’importantes variations de
croissance, de caractéristiques morphologiques des colonies mycéliennes (dégradation de la couleur
du milieu de culture et formation des zones d’inhibition), de production de pigments (suivant le
milieu de culture et la souche considérée), qui ont pu être observées confirmant la présence de
métabolites. (Kerzaon, 2009).
1 ère révélation : La plaque CCM est placée dans une cuve contenant des cristaux d’iode. L’iode
possède une grande affinité pour les lipides insaturés. Des taches jaunes brunes apparaissent sur la
plaque CCM, qu’il faut marquer avec un crayon car la coloration s’estompe après la deuxième
révélation, il s’agit d’une coloration non spécifique. (Cf. Figure 52-page suivante).
RESULTATS ET DISCUSSIONS
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En effet, les genres Penicillium et Aspergillus sont parmi les souches les plus toxinogènes en
milieux terrestres (Tabuc, 2007).
Nos résultats sont en conformité avec ceux réalisés par Sallenave (1999) et Matallah-Boutiba
(2009) qui ont effectué des études sur la diversité fongique des moisissures marines et l’évaluation
de leur toxicité sur la crevette de saumure (A.salina).
Quoique, le genre Fusarium aussi connu pour être très producteur de mycotoxines en milieu
terrestre, les souches testées de Sallenave (1999) et Matallah-Boutiba (2009) se sont révélées non
toxiques sur Artemia salina, par contre, nos deux souches testées, se sont révélées toxiques pour ce
même test. Probablement, comme nous l’avons déjà signalé lors de l’étude du laurylsulfate de
sodium, les larves d’Artemia utilisée semblent différentes et plus sensibles que celles utilisées par
Sallenave (1999) et Matallah-Boutiba (2009).
Nous avons contrôlé les plaques après 48 et 72 heures, finalement, on a constaté qu’il y avait des
larves encore vivantes. Les nauplies d’A.salina sont connues pour rester en vie pendant 48 heures
sans nourriture en raison de l’enrichissement du joug-sac (Pelka et al, 2000). La survie des nauplies
observée après 72 heures, dans la présente étude, pourrait être, également expliquée par la présence
des métabolites non toxique dans les jus de fermentation.
III.6 Extraction des métabolites à partir des filtrats fongiques
III.6.1 Identification des métabolites primaires
La chromatographie sur couches minces est une méthode de criblage rapide des métabolites, elle
permet la séparation des métabolites des extraits de fermentation.
Le choix des souches étudiées s’est effectué sur 3 genres rencontrés déjà dans le milieu marin
(Aspergillus, Penicillium et Fusarium). Ce dernier a été porté sur d’importantes variations de
croissance, de caractéristiques morphologiques des colonies mycéliennes (dégradation de la couleur
du milieu de culture et formation des zones d’inhibition), de production de pigments (suivant le
milieu de culture et la souche considérée), qui ont pu être observées confirmant la présence de
métabolites. (Kerzaon, 2009).
1 ère révélation : La plaque CCM est placée dans une cuve contenant des cristaux d’iode. L’iode
possède une grande affinité pour les lipides insaturés. Des taches jaunes brunes apparaissent sur la
plaque CCM, qu’il faut marquer avec un crayon car la coloration s’estompe après la deuxième
révélation, il s’agit d’une coloration non spécifique. (Cf. Figure 52-page suivante).
