CHAPITRE II : RESULTAT ET DISCUSSION
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6. DISCUSSION GENERALE
En générale, les peuplements phytobenthiques possèdent un caractère marin marqué. Leur
physionomie et la répartition de recouvrement qu'ils constituent sont liées à un ensemble de facteurs qui
agissent simultanément.
La saison estivale appartient au groupe ESC modéré/ médiocre, cela indique que le peuplement
macroalgal est perturbé ou stressé, et la qualité du milieu est relativement polluée ou instable. Cette
saison est caractérisé par la dominance des Gigartinales (Chondracanthus acicularis) et des Ulvales
(Ulva lactuca, Ulva intestinales).En effet, les Ulvophyceae constituent les éléments physionomiquement
les plus importants des peuplements végétaux de milieux pollués de l'infralittoral (GERBAL, 1994).
Des études antérieures ont montré qu’avec un gradient d’enrichissement en nutriments, les sites les
plus touchés se caractérisent systématiquement par une faible richesse en taxons et la présence de taxons
nitrophiles (elles exigent pour leur développement des eaux riches en nitrates et en phosphates) tels que
Ulva spp. et Cladophora. spp. (AREVALO et al. 2007 ; PINEDO et al. 2007). La présence des
Ulvales, particulièrement, Ulva lactuca apparaît comme un bon indicateur de l'eutrophisation d'un
milieu (HO, 1981).
Les espèces du genre Ulva spp. sont sensibles à un quelconque enrichissement du milieu en
matière organique, c’est ce qui engendre, d’ailleurs, des « poussées » spectaculaires de ce groupe
d’algues, souvent observées dans des conditions d’eutrophisations, mais, ces espèces, du moins, une
bonne partie d’entre elles « affectionnent » les hautes températures, qui accélèrent leurs métabolisme et
génèrent par conséquent un développement important de celles-ci, chose observée naturellement en
saison chaude (KABRANE, 2012).
L’exposition de la zone d’étude fait d’elle une station très vulnérable au moindre mouvement
hydrodynamique, lesquels mouvements sont fréquents à longueur d’année, en particulier en saison
froide (hiver et automne) ; c’est ce qui expliquerait le maintien de Cystoseira amantaceae var. stricta
tout au long des saisons, mais, il apparait que le régime hydrodynamique très battu en hiver et en
automne lui est moins favorable. Ces dernières sont des espèces très sensibles et non tolérantes a des
concentrations en nutriments plus élevées (TEWARI et JOSHI ,1988).
Cet état de fait recoupe avec le statut écologique modéré caractérisant le peuplement hivernal ;
l’analyse structurale de ce dernier plaide en faveur de ce constat : il apparait clairement une
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6. DISCUSSION GENERALE
En générale, les peuplements phytobenthiques possèdent un caractère marin marqué. Leur
physionomie et la répartition de recouvrement qu'ils constituent sont liées à un ensemble de facteurs qui
agissent simultanément.
La saison estivale appartient au groupe ESC modéré/ médiocre, cela indique que le peuplement
macroalgal est perturbé ou stressé, et la qualité du milieu est relativement polluée ou instable. Cette
saison est caractérisé par la dominance des Gigartinales (Chondracanthus acicularis) et des Ulvales
(Ulva lactuca, Ulva intestinales).En effet, les Ulvophyceae constituent les éléments physionomiquement
les plus importants des peuplements végétaux de milieux pollués de l'infralittoral (GERBAL, 1994).
Des études antérieures ont montré qu’avec un gradient d’enrichissement en nutriments, les sites les
plus touchés se caractérisent systématiquement par une faible richesse en taxons et la présence de taxons
nitrophiles (elles exigent pour leur développement des eaux riches en nitrates et en phosphates) tels que
Ulva spp. et Cladophora. spp. (AREVALO et al. 2007 ; PINEDO et al. 2007). La présence des
Ulvales, particulièrement, Ulva lactuca apparaît comme un bon indicateur de l'eutrophisation d'un
milieu (HO, 1981).
Les espèces du genre Ulva spp. sont sensibles à un quelconque enrichissement du milieu en
matière organique, c’est ce qui engendre, d’ailleurs, des « poussées » spectaculaires de ce groupe
d’algues, souvent observées dans des conditions d’eutrophisations, mais, ces espèces, du moins, une
bonne partie d’entre elles « affectionnent » les hautes températures, qui accélèrent leurs métabolisme et
génèrent par conséquent un développement important de celles-ci, chose observée naturellement en
saison chaude (KABRANE, 2012).
L’exposition de la zone d’étude fait d’elle une station très vulnérable au moindre mouvement
hydrodynamique, lesquels mouvements sont fréquents à longueur d’année, en particulier en saison
froide (hiver et automne) ; c’est ce qui expliquerait le maintien de Cystoseira amantaceae var. stricta
tout au long des saisons, mais, il apparait que le régime hydrodynamique très battu en hiver et en
automne lui est moins favorable. Ces dernières sont des espèces très sensibles et non tolérantes a des
concentrations en nutriments plus élevées (TEWARI et JOSHI ,1988).
Cet état de fait recoupe avec le statut écologique modéré caractérisant le peuplement hivernal ;
l’analyse structurale de ce dernier plaide en faveur de ce constat : il apparait clairement une
