Chapitre II: RESULTATS ET DISCUSSION
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la prédominance des Corallinaceae Ellisolandia elongata et Amphiroa rigida (espèces tolérantes
à la pollution) qui occupent les premiers rangs. Ceci est indiqué par les allures des courbes,
concaves dans la partie gauche, ce qui caractérise la prédominance d’une ou deux espèces, puis
les courbes deviennent convexes et chutent rapidement pour les espèces à faible dominance :
Chondracanthus acicularis et Pterocladiella capillacea , occupant respectivement le 3
ème et le
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ème rang du peuplement hivernal, sont connues pour être indicatrices de milieu moyennement
pollués.
La diversité élevée et la bonne équitablité du peuplement sont les traits d’un peuplement
juvénile favorable à la dominance d’un petit nombre d’espèces en raison probablement d’un
enrichissement en éléments nutritifs du milieu; les plus rares d’entre elles le deviennent de plus
en plus (KABRANE, 2012).
Printemps / Stade 2 (H’= 3.91bits/individu ; E=0.68) : l’allure de la courbe est
entièrement convexe ; la diversité augmente et devient maximale. La Gigartinale
Chondracanthus acicularis est une espèce dominante dans la saison printanière (premier rang),
qui est associée aux milieux moyennement pollués, et qui occupe des milieux hautement stressés
(AREVALO et al, 2007).
Ensuite, l’été, qui semble être en stade 3, avec vers le bas, une courbe en escalier,
synonyme d’une perturbation du peuplement, un constat étayé par les faibles valeurs de diversité.
En dernier, l’automne, qui semble être au stade 1, illustrant, probablement, nouvelle
succession, appuyée par un rehaussement des valeurs des indices de diversité, comparées à celles
enregistrées en été.
La plupart des espèces du genre Cystoseira laissent apparaître des symptômes de
régression lorsque la pollution augmente (SOLTAN et al, 2001 ; THIBAUT et al, 2005). Une
dégradation de la qualité des frondes de Cystoseira amantaceae var. stricta constatée pendant
l’été traduirait donc l’imminence de la probable pollution. Cette perturbation Serait la raison de
la prolifération des Ulvophyceae : Ulva intestinalis et U. lactuca connues pour être
thionitrophiles.
En conclusion, on remarque une succession écologique du peuplement algal, qui est un
processus naturel d’évolution des écosystèmes d’un stade initial vers un stade théorique final dit
climacique. Ce stade final est le stade le plus stable possible et le niveau de développement
maximal d’un écosystème compte tenu des conditions existantes. Il est caractérisé par un
équilibre dynamique à partir duquel l’énergie et les ressources ne servent qu’à maintenir
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la prédominance des Corallinaceae Ellisolandia elongata et Amphiroa rigida (espèces tolérantes
à la pollution) qui occupent les premiers rangs. Ceci est indiqué par les allures des courbes,
concaves dans la partie gauche, ce qui caractérise la prédominance d’une ou deux espèces, puis
les courbes deviennent convexes et chutent rapidement pour les espèces à faible dominance :
Chondracanthus acicularis et Pterocladiella capillacea , occupant respectivement le 3
ème et le
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ème rang du peuplement hivernal, sont connues pour être indicatrices de milieu moyennement
pollués.
La diversité élevée et la bonne équitablité du peuplement sont les traits d’un peuplement
juvénile favorable à la dominance d’un petit nombre d’espèces en raison probablement d’un
enrichissement en éléments nutritifs du milieu; les plus rares d’entre elles le deviennent de plus
en plus (KABRANE, 2012).
Printemps / Stade 2 (H’= 3.91bits/individu ; E=0.68) : l’allure de la courbe est
entièrement convexe ; la diversité augmente et devient maximale. La Gigartinale
Chondracanthus acicularis est une espèce dominante dans la saison printanière (premier rang),
qui est associée aux milieux moyennement pollués, et qui occupe des milieux hautement stressés
(AREVALO et al, 2007).
Ensuite, l’été, qui semble être en stade 3, avec vers le bas, une courbe en escalier,
synonyme d’une perturbation du peuplement, un constat étayé par les faibles valeurs de diversité.
En dernier, l’automne, qui semble être au stade 1, illustrant, probablement, nouvelle
succession, appuyée par un rehaussement des valeurs des indices de diversité, comparées à celles
enregistrées en été.
La plupart des espèces du genre Cystoseira laissent apparaître des symptômes de
régression lorsque la pollution augmente (SOLTAN et al, 2001 ; THIBAUT et al, 2005). Une
dégradation de la qualité des frondes de Cystoseira amantaceae var. stricta constatée pendant
l’été traduirait donc l’imminence de la probable pollution. Cette perturbation Serait la raison de
la prolifération des Ulvophyceae : Ulva intestinalis et U. lactuca connues pour être
thionitrophiles.
En conclusion, on remarque une succession écologique du peuplement algal, qui est un
processus naturel d’évolution des écosystèmes d’un stade initial vers un stade théorique final dit
climacique. Ce stade final est le stade le plus stable possible et le niveau de développement
maximal d’un écosystème compte tenu des conditions existantes. Il est caractérisé par un
équilibre dynamique à partir duquel l’énergie et les ressources ne servent qu’à maintenir
