Introduction générale
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Introduction générale
Dans le secteur de la pêche, depuis que le principe de la préservation de la ressource halieutique
domine, la recherche sur la dynamique des populations a connu un grand essor. Toutefois, la
spécificité des stocks marins, en particulier, leur abondance, leur composition en taille et en âge,
leur distribution spatiale, complique leur mesure et justifie le recours à d’autres méthodes
d’analyse, en l’occurrence la modélisation (Maouel, 2015).
En effet, l’indication de la durabilité et de l’efficacité de l’activité de pêche dans un pays ne peut
se faire sans intégrer les facteurs économiques dans la prise de décisions. Ils représentent avec les
facteurs biologiques un outil d'aide pertinent pour un meilleur aménagement des pêcheries.
L’apport de l’économie à l’halieutique s’établit à partir de la conception de modèles dits
"bioéconomiques" qui s’intéressent au surplus économique dégagé par une flottille en associant à
la dynamique de la ressource exploitée, l’étude des fonctions de coûts de production et de revenus
(Rey & Catanzano, 1997).
Parmi ces ressources marines exploitées dans la Méditerranée, pour rappel, on distingue le rouget
barbet de vase (Mullus barbatus) qui fait l’objet de cette étude.
On estime que la production mondiale de poisson a atteint, en 2018, environ 179 millions de
tonnes, soit une valeur totale à la première vente évaluée à 401 milliards de dollars des États-Unis
(ci-après dollars), et l’Afrique participe avec 7% dans le total mondial. Ce qui équivaut à une offre
annuelle estimée à 20,5 kg par habitant.
La tendance de fond suivie par la pêche de capture à l’échelle mondiale est relativement stable
depuis la fin des années 1980, avec des volumes qui oscillent généralement entre 86 et 93 millions
de tonnes par an. L’année 2018 a cependant, vu la production atteindre 96,4 millions de tonnes,
volume le plus élevé jamais enregistré, soit une augmentation de 5,4 % par rapport à la moyenne
des trois années précédentes (FAO, 2018)
Parmi les principales zones de pêche de la FAO, c’est en Méditerranée et en mer Noire que l’on
observait la plus forte proportion (62,5 pour cent) de stocks pêchés à des niveaux non durables. En
Méditerranée, les activités liées à la pêche assurent le revenu d'un grand nombre de personnes dans
les régions côtières.
Les Mullidae constituent une ressource économique du littoral méditerranéen où ils sont fortement
exploités (Fischer et al., 1987) et communément capturés par les petits métiers et les chalutiers.
Sachant que le rouget barbet de vase a été recommandé parmi les espèces prioritaires pour des
études biologiques et d’évaluation en Méditerranée (CGPM, 2002).
Le fait d’étudier cette espèce de la famille des Mullidae implique une compréhension biologique
et écologique de ses populations qui pourra permettre de mieux gérer ses stocks.
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Introduction générale
Dans le secteur de la pêche, depuis que le principe de la préservation de la ressource halieutique
domine, la recherche sur la dynamique des populations a connu un grand essor. Toutefois, la
spécificité des stocks marins, en particulier, leur abondance, leur composition en taille et en âge,
leur distribution spatiale, complique leur mesure et justifie le recours à d’autres méthodes
d’analyse, en l’occurrence la modélisation (Maouel, 2015).
En effet, l’indication de la durabilité et de l’efficacité de l’activité de pêche dans un pays ne peut
se faire sans intégrer les facteurs économiques dans la prise de décisions. Ils représentent avec les
facteurs biologiques un outil d'aide pertinent pour un meilleur aménagement des pêcheries.
L’apport de l’économie à l’halieutique s’établit à partir de la conception de modèles dits
"bioéconomiques" qui s’intéressent au surplus économique dégagé par une flottille en associant à
la dynamique de la ressource exploitée, l’étude des fonctions de coûts de production et de revenus
(Rey & Catanzano, 1997).
Parmi ces ressources marines exploitées dans la Méditerranée, pour rappel, on distingue le rouget
barbet de vase (Mullus barbatus) qui fait l’objet de cette étude.
On estime que la production mondiale de poisson a atteint, en 2018, environ 179 millions de
tonnes, soit une valeur totale à la première vente évaluée à 401 milliards de dollars des États-Unis
(ci-après dollars), et l’Afrique participe avec 7% dans le total mondial. Ce qui équivaut à une offre
annuelle estimée à 20,5 kg par habitant.
La tendance de fond suivie par la pêche de capture à l’échelle mondiale est relativement stable
depuis la fin des années 1980, avec des volumes qui oscillent généralement entre 86 et 93 millions
de tonnes par an. L’année 2018 a cependant, vu la production atteindre 96,4 millions de tonnes,
volume le plus élevé jamais enregistré, soit une augmentation de 5,4 % par rapport à la moyenne
des trois années précédentes (FAO, 2018)
Parmi les principales zones de pêche de la FAO, c’est en Méditerranée et en mer Noire que l’on
observait la plus forte proportion (62,5 pour cent) de stocks pêchés à des niveaux non durables. En
Méditerranée, les activités liées à la pêche assurent le revenu d'un grand nombre de personnes dans
les régions côtières.
Les Mullidae constituent une ressource économique du littoral méditerranéen où ils sont fortement
exploités (Fischer et al., 1987) et communément capturés par les petits métiers et les chalutiers.
Sachant que le rouget barbet de vase a été recommandé parmi les espèces prioritaires pour des
études biologiques et d’évaluation en Méditerranée (CGPM, 2002).
Le fait d’étudier cette espèce de la famille des Mullidae implique une compréhension biologique
et écologique de ses populations qui pourra permettre de mieux gérer ses stocks.
