Chapitre II
Matériels et méthodes
13
4. Pressions et impacts
Les différentes sources de perturbation et de pressions sont à l’origine d’une raréfaction
d’espèces et communautés à forte valeur commerciale et patrimoniale (ANTONIOLI A. et
al., 2011).
4.1. Perturbations biologiques
En Méditerranée, les vecteurs majeurs d’introduction des espèces sont le Canal de
Suez et les maricultures particulièrement dans les lagunes littorales (Thau, Tunis, Nador).
Cependant, Il existe des cas d’introduction, plus discrets, mais non moins préoccupants, dans
ce cas, les eaux de ballastes et le trafic maritime peuvent être aussi des vecteurs
d’introduction très important.
Très peu de travaux ont été consacrés aux espèces invasives et envahissantes en
Afrique du nord du fait de l’absence de stratégies intégratives et relatives au risque associé
à ces perturbations biologiques dans les pays de ce secteur, les pullulation de méduses sont
l’une des formes de nuisance tel que l’espèce : Clytia linearis signalé en 1955 au niveau de
la baie de Bou-Ismail par PICARD, le sclairatiniaire Oculina patagonica signalé par
SARTORETTO et al.en 2005, et l’espèce Eucheilota paradoxica signalé à Sidi Fredj en
2014 par KHERCHOUCHE-AIT OUADOUR (GRIMES et al., 2018).
4.2. Changements climatiques
Le réchauffement climatique et l’augmentation de la fréquence des événements
extrêmes agissent à différents niveaux d’organisation biologique, depuis les perturbations
physiologiques d’individus jusqu’à des modifications d’une communauté et de son
fonctionnement, et ce, par des extinctions locales ou/et des extensions de certaines espèces.
A partir des publications scientifiques et des données validées disponibles, les chercheurs
ont pudresser un inventaire aussi complet que possible de l’impact des changements
climatiques sur la biodiversité marine en mer méditerranée (PNUE-PAM-CAR/ASP 2008
; LEJEUSNE et al., 2010). En Algérie certains constats ont été enregistrés tel que : le
changement de distribution du corail Astroides calycularis et Oculina patagonica aux
substrats durs de la côte algérienne, vu l’augmentation de la température des eaux
(GRIMES, 2008).
Pour certains chercheurs la pullulation intensive de méduses soit causée par la
baisse de température de l’eau (remontée de colonne d’eau froide du fond. Cependant, pour
Précédent

Inventaire des cnidaires de la côte Algérienne - 20/60

Suivant