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1 Définition des AMP
L’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) a défini en 1994 les aires
protégées comme « une portion de terre et/ou de mer vouée spécialement à la protection et au
maintien de la diversité biologique, ainsi que des ressources naturelles et culturelles associées,
et gérées par des moyens efficaces, juridiques ou autres ». Les définitions internationales des
AMP ont varié au cours du temps en remplaçant le terme protection par celui de conservation
et en incluant la notion des services écosystémiques. La dernière définition est fournie par
l’UICN (Dudley, 2008), qui définit une AMP comme étant « un espace géographique
clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique ou autre, afin
d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services écosystémiques et
les valeurs culturelles qui lui sont associées. » (Gabrié et al, 2012).
En Algérie, la loi n° 11-02 du 17 février 2011 relative aux aires protégées dans le cadre du
développement durable (loi n°11-02, APDD), dans son article 2 définit les aires protégées
comme « un territoire de tout ou partie d’une ou de plusieurs communes ainsi que les zones
relevant du domaine public maritime soumis à des régimes particuliers fixés par la présente
loi pour la protection de la faune, de la flore et d’écosystèmes terrestre, lacustre, côtier et/ou
marin concernés. ».
2 Les catégories des aires protégées
L’IUCN a proposé un système de référence universel qui permet de classifier les AP selon leurs
objectifs de conservation et de gestion (catégories I à VI – Annexe 3) (Dudley, 2008).
Alors que la loi algérienne n° 11-02 relative aux aires protégées et selon l’article 04 et 05 a établi
sept (7) catégories présentées dans le tableau suivant :
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