Chapitre I : Forçages actuels explicatifs de la dynamique de littoral de la métropole
12
11. Destruction de couverture végétale
La couverture végétale joue un rôle important dans la protection des sédiments côtiers, en les
colonisant et en les fixant. La suppression accélérée de cette végétation côtière, pour la mise en
place des constructions, des exploitations minières, des immeubles ou des entreprises agricoles,
intensifie le ruissellement de surface et rend la zone ainsi dénudée plus vulnérable à l’infiltration
et aux glissements de terrain, ainsi qu’à l’action des vagues, des vents et des courants.
12. L’impact des changements climatiques et la submersion marine sur le littoral
algérien
Le changement climatique correspond à un changement du «temps moyen» observé dans une
région donnée. Le temps moyen comprend tous les éléments associés au temps, à savoir la
température, les caractéristiques des vents et les précipitations. Le terme de changement
climatique, tel qu’utilisé par le GIEC, désigne tout changement du climat dans le temps, qu’il soit
dû à la variabilité naturelle ou provoqué par les activités humaines (GIEC 2007).
Le bassin algérien est l’un des régions qui sont les plus sérieusement exposées aux impacts du
changement climatique. L’augmentation des températures risque en effet de modifier le rythme
des précipitations, d’accroitre l’intensité et la fréquence des inondations et des épisodes de
sécheresse, et de provoquer des vagues de chaleur ayant un impact significatif sur la qualité de vie
et la santé publique en milieu urbain. Ce phénomène devrait également entrainer une diminution
des ressources en eau, déjà soumises à de fortes pressions, et donc accroitre le risque de stress
hydrique. Par ailleurs, la simple observation de la mer montre que la hauteur du plan d’eau est
variable. L’élévation soudaine du niveau de la mer est un phénomène qui se distingue de
l’élévation contemporaine du niveau de la mer qui résulte d’une conjonction de facteurs naturels
dans le contexte actuel de changement climatique. Cette montée du niveau de la mer, conjuguée à
l’urbanisation du littoral, risque de renforcer l’intensité du phénomène d’érosion.
La côte de la métropole algéroise entre Cap Djinet à l’Est et le méridien de la ville de Daouaouda
Marine à l’Ouest, comprend des côtes basses (Zeralda, Baie d’El Djamila, Baie d’Alger, Baie de
Zemmouri), des côtes élevées à falaises taillées dans les roches dures et tendres et la zone humide
de Réghaia. La faible topographie de la zone accentuée par une occupation humaine excessive et
parfois anarchique l’ont rendu vulnérable face à ce nouvel épisode de hausse du niveau moyen de
la mer Méditerranée et l’amplification des phénomènes d’érosion et de submersions marines.
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11. Destruction de couverture végétale
La couverture végétale joue un rôle important dans la protection des sédiments côtiers, en les
colonisant et en les fixant. La suppression accélérée de cette végétation côtière, pour la mise en
place des constructions, des exploitations minières, des immeubles ou des entreprises agricoles,
intensifie le ruissellement de surface et rend la zone ainsi dénudée plus vulnérable à l’infiltration
et aux glissements de terrain, ainsi qu’à l’action des vagues, des vents et des courants.
12. L’impact des changements climatiques et la submersion marine sur le littoral
algérien
Le changement climatique correspond à un changement du «temps moyen» observé dans une
région donnée. Le temps moyen comprend tous les éléments associés au temps, à savoir la
température, les caractéristiques des vents et les précipitations. Le terme de changement
climatique, tel qu’utilisé par le GIEC, désigne tout changement du climat dans le temps, qu’il soit
dû à la variabilité naturelle ou provoqué par les activités humaines (GIEC 2007).
Le bassin algérien est l’un des régions qui sont les plus sérieusement exposées aux impacts du
changement climatique. L’augmentation des températures risque en effet de modifier le rythme
des précipitations, d’accroitre l’intensité et la fréquence des inondations et des épisodes de
sécheresse, et de provoquer des vagues de chaleur ayant un impact significatif sur la qualité de vie
et la santé publique en milieu urbain. Ce phénomène devrait également entrainer une diminution
des ressources en eau, déjà soumises à de fortes pressions, et donc accroitre le risque de stress
hydrique. Par ailleurs, la simple observation de la mer montre que la hauteur du plan d’eau est
variable. L’élévation soudaine du niveau de la mer est un phénomène qui se distingue de
l’élévation contemporaine du niveau de la mer qui résulte d’une conjonction de facteurs naturels
dans le contexte actuel de changement climatique. Cette montée du niveau de la mer, conjuguée à
l’urbanisation du littoral, risque de renforcer l’intensité du phénomène d’érosion.
La côte de la métropole algéroise entre Cap Djinet à l’Est et le méridien de la ville de Daouaouda
Marine à l’Ouest, comprend des côtes basses (Zeralda, Baie d’El Djamila, Baie d’Alger, Baie de
Zemmouri), des côtes élevées à falaises taillées dans les roches dures et tendres et la zone humide
de Réghaia. La faible topographie de la zone accentuée par une occupation humaine excessive et
parfois anarchique l’ont rendu vulnérable face à ce nouvel épisode de hausse du niveau moyen de
la mer Méditerranée et l’amplification des phénomènes d’érosion et de submersions marines.
