Chapitre V Risques et vulnérabilité des systèmes côtiers face à la submersion marine
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𝑆 𝑡 : Elévation relative du niveau de la mer ;
𝑊 𝑓 : Hauteur des houles de tempêtes responsables des inondations ;
𝑃 𝑓 : Elévation du niveau marin en fonction de la pression atmosphérique.
Variation du niveau de la mer en fonction de la pression atmosphérique (effet barométrique
inverse)
Le niveau de la mer peut changer en fonction des variations de la pression atmosphériques.
Ainsi, les basses pressions engendrent une surcote. Contrairement, les hautes pressions provoquent
une décote. Ce phénomène est appelé effet barométrique inverse.
La variation du niveau de la mer liée à la pression atmosphérique peut être approchée à partir
de la formule qui suit :
𝑍 = 0.01 (1013 − 𝑝)
Où :
p : est la pression atmosphérique en hectopascal,
1013 hPa : étant la pression correspondant au niveau de repos de la mer.
Cette formule montre qu’une baisse de pression d’un hectopascal fait monter le niveau marin
d’environ un centimètre. En Algérie, les pressions oscillent entre 950hPa et 1050hPa, faisant varier
le niveau de la mer entre –0.37m et 0.63m.
1.2.Les terres à risque d’inondation
Quel que soit son taux, l’élévation du niveau de la mer ferait monter le niveau d'attaque des
vagues, car un niveau marin plus haut fournirait une plus haute base pour les mouvements
puissants des tempêtes (WASA Group. 1998 in NIAZI, 2007). Ceci se traduirait par l'inondation
des terres basses et des changements dans la morphologie côtière. Les répercussions potentielles
d’un tel phénomène dépendent non seulement du taux de cette hausse, de la fréquence et de
l’intensité des houles de tempêtes, mais aussi de la sensibilité de la côte à la submersion, qui à son
tour dépend de la morphologie et de la topographie de la zone côtière.
Le développement du tissu urbain dans la zone côtière de la grande baie de Zemmouri est
caractérisé par une occupation longitudinale préférentielle. Cette occupation anarchique et intense
va rendre le milieu très vulnérable aux aléas météorologiques qui sont à son tour accélérée par la
faible topographie de la zone. Pour estimer les superficies des terres qui seront inondées par les
niveaux extrêmes de l’élévation de niveau de la mer, les cote de ces niveaux ont été confrontées
au model numérique du terrain (MNT). Aussi et dans le but d’identifier les facteurs de risque sur
les unités constructives de la zone d’étude, ces mêmes niveaux d’inondations ont été superposés a
une carte d’occupation du sol.
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