Chapitre III
Résultats et discussion
54
III.9 Paramètres lépidochronologiques
Les trois paramètres lépidochronologiques pris en compte sont :
Le nombre d’écailles par cycle ou anciennes bases foliaires, qui traduit la période du
cycle d’épaisseur des écailles. Il correspond au nombre de feuilles produites
annuellement ;
La croissance des rhizomes qui caractérisent la phase d’expansion d’un herbier à
travers laquelle est déduite la vitesse de croissance annuelle (Pergent et PergentMartini, 1990)
La production des rhizomes.
III.9.1 Nombre d’écailles par cycle
Le nombre d’écailles par cycle, qui traduit la période du cycle d’épaisseur des écailles
(Pergent, 1987; Pergent, 1990; Pergent-Martini, 1994), correspond au nombre de feuilles
(limbes) tombées en une année (cycles annuels). Il est ainsi possible de déterminer le nombre
de feuilles tombées au cours de chaque année lépidochronologique.
Le nombre moyen de feuilles produites annuellement ne montre pas de grandes différences
entre les sites étudiés et sont homogènes, les valeurs sont entre (6.60±0.92) à Cap Blanc
(Khodja, 2013) et (10.77±1.09) niveau de l’Ile Aguelli (Misraoui et Sengouga, 2011).
En général, le nombre moyen d’écailles par cycle se situe entre 6.2 et 9.8 écailles par an
(Pergent-Martini et al., 1999), toutefois celui-ci peut tout aussi bien se situer entre 4 et 11
(Pergent-Martini et Pergent, 1995). Ces variations interannuelles pourraient être liées à des
facteurs exogènes, tels que la lumière, l’hydrodynamisme et les changements de température
d’année en année, ou encore à des facteurs endogènes (Pergent 1987 ; Pergent, 1990) tels que
le nombre d’écailles qui peut être important au niveau des cycles où des restes de pédoncules
floraux sont retrouvés. Ainsi le nombre d’écaille important enregistré au niveau de la station
de l’Ile Aguelli pourrait être en rapport avec le fort hydrodynamisme qui caractérise le site
(Misraoui et Sengouga, 2011).
III.9.2 Croissance des rhizomes (mm.cycle -1 )
La croissance horizontale des rhizomes plagiotropes caractérise la phase d’expansion d’un
herbier, lui permettant ainsi de solidement s’ancrer au substrat; la croissance verticale des
rhizomes orthotropes, par contre, contraste l’ensablement progressif dû à la continuelle
sédimentation. Pour les rhizomes comportant un grand nombre de cycles, la longueur des
tronçons de rhizomes, correspondant à la zone d’insertion des écailles de chaque cycle est
mesurée (Pergent, 1987 ; Pergent et Pergent-Martini, 1990 ; Pergent- Martini, 1994). Du fait
de la périodicité des cycles, il est possible d’en déduire la vitesse de croissance du
rhizome (Pergent, 1987 ; Pergent et Pergent-Martini, 1990 ; Pergent-Martini, 1994).
L’accroissement des rhizomes est
un paramètre lié au taux de sédimentation et
l’hydrodynamisme (Pergent ,10987) qu’à la dégradation ou au stress éventuel auquel est
soumise la plante. En effet la réduction des apports sédimentaires entraine un ralentissement
de la croissance (Pergent-Martini, 1994, Boumaza, 1995).
Résultats et discussion
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III.9 Paramètres lépidochronologiques
Les trois paramètres lépidochronologiques pris en compte sont :
Le nombre d’écailles par cycle ou anciennes bases foliaires, qui traduit la période du
cycle d’épaisseur des écailles. Il correspond au nombre de feuilles produites
annuellement ;
La croissance des rhizomes qui caractérisent la phase d’expansion d’un herbier à
travers laquelle est déduite la vitesse de croissance annuelle (Pergent et PergentMartini, 1990)
La production des rhizomes.
III.9.1 Nombre d’écailles par cycle
Le nombre d’écailles par cycle, qui traduit la période du cycle d’épaisseur des écailles
(Pergent, 1987; Pergent, 1990; Pergent-Martini, 1994), correspond au nombre de feuilles
(limbes) tombées en une année (cycles annuels). Il est ainsi possible de déterminer le nombre
de feuilles tombées au cours de chaque année lépidochronologique.
Le nombre moyen de feuilles produites annuellement ne montre pas de grandes différences
entre les sites étudiés et sont homogènes, les valeurs sont entre (6.60±0.92) à Cap Blanc
(Khodja, 2013) et (10.77±1.09) niveau de l’Ile Aguelli (Misraoui et Sengouga, 2011).
En général, le nombre moyen d’écailles par cycle se situe entre 6.2 et 9.8 écailles par an
(Pergent-Martini et al., 1999), toutefois celui-ci peut tout aussi bien se situer entre 4 et 11
(Pergent-Martini et Pergent, 1995). Ces variations interannuelles pourraient être liées à des
facteurs exogènes, tels que la lumière, l’hydrodynamisme et les changements de température
d’année en année, ou encore à des facteurs endogènes (Pergent 1987 ; Pergent, 1990) tels que
le nombre d’écailles qui peut être important au niveau des cycles où des restes de pédoncules
floraux sont retrouvés. Ainsi le nombre d’écaille important enregistré au niveau de la station
de l’Ile Aguelli pourrait être en rapport avec le fort hydrodynamisme qui caractérise le site
(Misraoui et Sengouga, 2011).
III.9.2 Croissance des rhizomes (mm.cycle -1 )
La croissance horizontale des rhizomes plagiotropes caractérise la phase d’expansion d’un
herbier, lui permettant ainsi de solidement s’ancrer au substrat; la croissance verticale des
rhizomes orthotropes, par contre, contraste l’ensablement progressif dû à la continuelle
sédimentation. Pour les rhizomes comportant un grand nombre de cycles, la longueur des
tronçons de rhizomes, correspondant à la zone d’insertion des écailles de chaque cycle est
mesurée (Pergent, 1987 ; Pergent et Pergent-Martini, 1990 ; Pergent- Martini, 1994). Du fait
de la périodicité des cycles, il est possible d’en déduire la vitesse de croissance du
rhizome (Pergent, 1987 ; Pergent et Pergent-Martini, 1990 ; Pergent-Martini, 1994).
L’accroissement des rhizomes est
un paramètre lié au taux de sédimentation et
l’hydrodynamisme (Pergent ,10987) qu’à la dégradation ou au stress éventuel auquel est
soumise la plante. En effet la réduction des apports sédimentaires entraine un ralentissement
de la croissance (Pergent-Martini, 1994, Boumaza, 1995).
