Chapitre III
Résultats et discussion
45
III.5 Longueur et largeur des feuilles
III.5.1 La Longueur des feuilles
La longueur des feuilles adultes est toujours supérieures a celles des feuilles intermédiaires,
sauf exceptionnellement au printemps ou les feuilles intermédiaires sont supérieures aux
adultes. On constate cette inversion dans la station de Bou Ismail et Sidi Fredj (tableau 14) et
dans la baie d’Annaba (tableau16).
En effet les feuilles adultes les plus longues sont mesurées en été et les plus courtes en hiver,
ce schéma évolutif est rencontré dans tous les travaux consultés. Cependant les valeurs
enregistrées différent d’une manière importante d’une station a l’autre, les très faibles sont
rencontrées a l’Est dans La Caroube (Mammeria, 206) (tableau 13), et a Bou Ismail
(Harzallah et Zeriat, 2015) (tableau 16) ce ci est peut être du a plusieurs facteurs comme la
chute de feuilles, le coefficient A est élevé, l’abondance d’oursins et des rejets d’émissaires
urbains. D’autre part, la station Pr : la Pérouse (tableau 11) est située à proximité d’un port ce
ci pourrait être a l’origine de la diminution de la longueur des feuilles (Maggi et al., 1977 ;
Pergent et al., 1988 ; Pergent-Martini et al., 1994).
Pour ce qui est des feuilles intermédiaires, les longueurs maximales sont rencontrées au
printemps et les minimales en automne, ceci étant le schéma évolutif généralement enregistré
en Méditerranée.
Comparées aux valeurs mesurées à l’Est et l’Ouest du littoral algérien, les longueurs des
feuilles adultes et intermédiaires mesurées au secteur centre (à l’anse de Kouali, Bou Ismaïl,
El Djamila, Saint berrard, Khemisti et El Marsa) sont plus élevées étant donné que ces zones
sont considérées peu anthropisées par rapport aux autres.
III.5.2 Largeur des feuilles
La largeur des feuilles augmente à l’intérieur d’un faisceau avec le rang de celles-ci, c’est àdire que ce sont les feuilles les plus externes, donc les plus âgées, qui sont généralement les
plus larges, et ce quelles que soient la station et la période de l’année. Les feuilles adultes sont
donc toujours plus larges que les feuilles intermédiaires (Thelin et Giorgi, 1984 ; Pergent et
Pergent-Martini, 1988, Chahrour, 2013 ; Khodja, 2013 ; Amarouche, 2015). Le maximum et
le minimum de ce paramètre coïncident avec ceux de la longueur et du nombre de feuilles ;
ces paramètres sont corrélés positivement entre eux (Wittmann, 1984 ; Ferrari, 2006).
Par contre des variations des largeurs moyennes (moyennes mensuelles) des feuilles adultes et
intermédiaires apparaissent en fonction du site d’étude (Pergent et Pergent-martini, 1988,
Boumaza, 1995) et ne présente qu’une variation négligeable en fonction des saisons (Drew et
Jupp, 1976 ; Bay, 1978 ; Ferrari, 2006). Selon la littérature la largeur des feuilles diminue
lorsque :
Posidonia oceanica est en situation de compétition avec d’autres macrophytes
(Caulerpa taxifolia) (De Villèle & Verlaque, 1995 ; Wittmann,1984 ; PNUE, 1999).
La concentration du milieu en nutriments est diminuée (Pergent-Martini, 1994).
A proximité des installations portuaires et les rejets d’un émissaires (Charbonnel et al,
1995).
Résultats et discussion
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III.5 Longueur et largeur des feuilles
III.5.1 La Longueur des feuilles
La longueur des feuilles adultes est toujours supérieures a celles des feuilles intermédiaires,
sauf exceptionnellement au printemps ou les feuilles intermédiaires sont supérieures aux
adultes. On constate cette inversion dans la station de Bou Ismail et Sidi Fredj (tableau 14) et
dans la baie d’Annaba (tableau16).
En effet les feuilles adultes les plus longues sont mesurées en été et les plus courtes en hiver,
ce schéma évolutif est rencontré dans tous les travaux consultés. Cependant les valeurs
enregistrées différent d’une manière importante d’une station a l’autre, les très faibles sont
rencontrées a l’Est dans La Caroube (Mammeria, 206) (tableau 13), et a Bou Ismail
(Harzallah et Zeriat, 2015) (tableau 16) ce ci est peut être du a plusieurs facteurs comme la
chute de feuilles, le coefficient A est élevé, l’abondance d’oursins et des rejets d’émissaires
urbains. D’autre part, la station Pr : la Pérouse (tableau 11) est située à proximité d’un port ce
ci pourrait être a l’origine de la diminution de la longueur des feuilles (Maggi et al., 1977 ;
Pergent et al., 1988 ; Pergent-Martini et al., 1994).
Pour ce qui est des feuilles intermédiaires, les longueurs maximales sont rencontrées au
printemps et les minimales en automne, ceci étant le schéma évolutif généralement enregistré
en Méditerranée.
Comparées aux valeurs mesurées à l’Est et l’Ouest du littoral algérien, les longueurs des
feuilles adultes et intermédiaires mesurées au secteur centre (à l’anse de Kouali, Bou Ismaïl,
El Djamila, Saint berrard, Khemisti et El Marsa) sont plus élevées étant donné que ces zones
sont considérées peu anthropisées par rapport aux autres.
III.5.2 Largeur des feuilles
La largeur des feuilles augmente à l’intérieur d’un faisceau avec le rang de celles-ci, c’est àdire que ce sont les feuilles les plus externes, donc les plus âgées, qui sont généralement les
plus larges, et ce quelles que soient la station et la période de l’année. Les feuilles adultes sont
donc toujours plus larges que les feuilles intermédiaires (Thelin et Giorgi, 1984 ; Pergent et
Pergent-Martini, 1988, Chahrour, 2013 ; Khodja, 2013 ; Amarouche, 2015). Le maximum et
le minimum de ce paramètre coïncident avec ceux de la longueur et du nombre de feuilles ;
ces paramètres sont corrélés positivement entre eux (Wittmann, 1984 ; Ferrari, 2006).
Par contre des variations des largeurs moyennes (moyennes mensuelles) des feuilles adultes et
intermédiaires apparaissent en fonction du site d’étude (Pergent et Pergent-martini, 1988,
Boumaza, 1995) et ne présente qu’une variation négligeable en fonction des saisons (Drew et
Jupp, 1976 ; Bay, 1978 ; Ferrari, 2006). Selon la littérature la largeur des feuilles diminue
lorsque :
Posidonia oceanica est en situation de compétition avec d’autres macrophytes
(Caulerpa taxifolia) (De Villèle & Verlaque, 1995 ; Wittmann,1984 ; PNUE, 1999).
La concentration du milieu en nutriments est diminuée (Pergent-Martini, 1994).
A proximité des installations portuaires et les rejets d’un émissaires (Charbonnel et al,
1995).
