Chapitre III
Résultats et discussion
32
La station de Saint Bérard se situe à proximité des filières de mytilicultures de la ferme d’Ain
Tagourait, la limite inférieure de l’herbier est de 19m avec un recouvrement estimé a 100%
(Misraoui et Sengouga, 2011).
Misraoui et Sengouga (2011) ont également signalé la régression de l’herbier de la station la
Madrague, il se présente sous forme de touffes sur substrat meuble. Les principaux facteurs de
cette régression sont : l’extension du port, aménagement d’une plage et construction d’un
parking, depuis 2004 et l’évacuation anarchique des eaux usées domestiques. Caulerpa
cylindracea est également présente.
A l’Ouest, l’herbier de Cap Carbon est sous l’influence d’importants rejets urbains et
industriels provenant de la présence d’unités et de complexes industriels pétrochimiques
(Dermeche et al., 2010). Il s’étend pratiquement a des profondeurs supérieures a 15m a
l’intérieur duquel on rencontre la grande nacre Pinna nobilis (Chahrour et al., 2013). Quant à
la station d’Ain Franin, celle-ci est considérée comme une zone non impactée car l’action
anthropique est très peu marquée (Belkhedim, 2010 ; Chahrour, 2013 ; Boudjella, 2015).
Un superbe herbier tapisse les petits fonds de l’Ile Rechgoune (Bouiadja et al., 2014), cette
zone a été classé zone humide d’importance internationale, selon la convention Ramsar.
L’herbier de Posidonies de Stidia se présente sous la forme d’une prairie plus ou moins
continue correspondant à un herbier de plaine, ne ressemblent à aucun des 7 types d’herbiers
décrits par Boudouresque et al., (2006). Ces herbiers sont constitués de plusieurs touffes
(ou taches) plus au moins circulaires, d’une superficie variable (allant de 50 cm² à une
dizaine de m²) (Belbachir, 2012).
L’aspect sous-marin du site de Salamandre présente quelques signes de dégradation, à savoir
une biodiversité réduite et un herbier de posidonie en très mauvais état. Cet herbier se
présente sous forme d’herbier clairsemé, voir des touffes de quelques mètres carrés. Cette
situation est la conséquence directe des aménagements réalisés, à savoir la construction du
port de pêche de Salamandre qui a modifié la circulation des eaux, affectant directement l’état
de santé des herbiers de posidonie de ce site (Belbachir, 2012).
Selon Houssein (2014), les surfaces des herbiers à posidonie de l’Oranie sont importantes à
Cap Carbon, Arzew, Ain El Türck, Pain Sucre et Madagh II. En effet à Madagh II, il est
sous forme d’un récif barrière avec une limite supérieure de 0.1 à 0.3 m de profondeur.
D’autres stations renferment des herbiers moins denses que les premiers, à savoir Cap
Falcon : l’herbier est sous formes de plusieurs taches sur substrat meuble. À l’Ile Plane, il
ya une absence totale de la Posidonie au tour de l’ile, mais au N/W de l’Ile entre 8
et 12 m de profondeur existe une tache qui couvre une superficie de 30 m².
Ce même auteur reporte que Posidonia oceanica se trouve profondément dégradée à
proximité de la ville et des infrastructures industrielles, sa limite supérieure a nettement
reculée suite au développement de la ville d’Oran.
Résultats et discussion
32
La station de Saint Bérard se situe à proximité des filières de mytilicultures de la ferme d’Ain
Tagourait, la limite inférieure de l’herbier est de 19m avec un recouvrement estimé a 100%
(Misraoui et Sengouga, 2011).
Misraoui et Sengouga (2011) ont également signalé la régression de l’herbier de la station la
Madrague, il se présente sous forme de touffes sur substrat meuble. Les principaux facteurs de
cette régression sont : l’extension du port, aménagement d’une plage et construction d’un
parking, depuis 2004 et l’évacuation anarchique des eaux usées domestiques. Caulerpa
cylindracea est également présente.
A l’Ouest, l’herbier de Cap Carbon est sous l’influence d’importants rejets urbains et
industriels provenant de la présence d’unités et de complexes industriels pétrochimiques
(Dermeche et al., 2010). Il s’étend pratiquement a des profondeurs supérieures a 15m a
l’intérieur duquel on rencontre la grande nacre Pinna nobilis (Chahrour et al., 2013). Quant à
la station d’Ain Franin, celle-ci est considérée comme une zone non impactée car l’action
anthropique est très peu marquée (Belkhedim, 2010 ; Chahrour, 2013 ; Boudjella, 2015).
Un superbe herbier tapisse les petits fonds de l’Ile Rechgoune (Bouiadja et al., 2014), cette
zone a été classé zone humide d’importance internationale, selon la convention Ramsar.
L’herbier de Posidonies de Stidia se présente sous la forme d’une prairie plus ou moins
continue correspondant à un herbier de plaine, ne ressemblent à aucun des 7 types d’herbiers
décrits par Boudouresque et al., (2006). Ces herbiers sont constitués de plusieurs touffes
(ou taches) plus au moins circulaires, d’une superficie variable (allant de 50 cm² à une
dizaine de m²) (Belbachir, 2012).
L’aspect sous-marin du site de Salamandre présente quelques signes de dégradation, à savoir
une biodiversité réduite et un herbier de posidonie en très mauvais état. Cet herbier se
présente sous forme d’herbier clairsemé, voir des touffes de quelques mètres carrés. Cette
situation est la conséquence directe des aménagements réalisés, à savoir la construction du
port de pêche de Salamandre qui a modifié la circulation des eaux, affectant directement l’état
de santé des herbiers de posidonie de ce site (Belbachir, 2012).
Selon Houssein (2014), les surfaces des herbiers à posidonie de l’Oranie sont importantes à
Cap Carbon, Arzew, Ain El Türck, Pain Sucre et Madagh II. En effet à Madagh II, il est
sous forme d’un récif barrière avec une limite supérieure de 0.1 à 0.3 m de profondeur.
D’autres stations renferment des herbiers moins denses que les premiers, à savoir Cap
Falcon : l’herbier est sous formes de plusieurs taches sur substrat meuble. À l’Ile Plane, il
ya une absence totale de la Posidonie au tour de l’ile, mais au N/W de l’Ile entre 8
et 12 m de profondeur existe une tache qui couvre une superficie de 30 m².
Ce même auteur reporte que Posidonia oceanica se trouve profondément dégradée à
proximité de la ville et des infrastructures industrielles, sa limite supérieure a nettement
reculée suite au développement de la ville d’Oran.
