Chapitre II
Méthodologie
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Dans le bassin algérien, les eaux de surface sont formées par l’interaction de deux couches
d’eaux, l’eau Atlantique (AW) qui pénètre par le détroit de Gibraltar
et l’eau
mediterraneenne (AM), ce mélange circule d’Ouest en Est le long des côtes africaines en
formant de vastes tourbillons anticycloniques (Millot, 1999). Vers les côtes algériennes, la
circulation de cette eau prend la forme d'une veine de courant appelée le courant algérien
(AC), ce dernier forme des méandres anticycloniques dits de grande-échelle qui peuvent
atteindre 100 km de diamètre , et d’autres cycloniques et anticycloniques dits de mésoéchelle de quelques dizaines de km de largeur.
Les régions côtières sont caractérisées par un climat modéré, généralement, sur le littoral
algérien la température minimale de l’air ne s’abaisse pas en dessous de 0°C et la maximale
ne dépasse pas 40°C. La moyenne annuelle de la température est de 20°C avec des moyennes
mensuelles extrêmes de 28,5°C en mois d’Août et de 23°C en avril (Bouras et Boutiba, 2004 ;
Rouane-Hacene, 2013).
Néanmoins, cette portion du territoire est confrontée a une pression démographique croissante
sans cesse et à une multitude de problèmes tels que la surexploitation de ses ressources et la
concentration des activités industrielles surtout dans ses grands centre urbains dont trois des
quatre métropoles que compte le pays (Alger – Annaba – Constantine – Oran) et par
conséquent une forte action anthropique qui a engendré la dégradation des zones côtières.
II.2 Principaux travaux réalisées sur l’herbier à posidonie en Algérie
Posidonia oceanica est la phanérogame marine la plus répandue sur les côtes algériennes
colonisant la quasi-totalité de l’étage infralittoral. Malgré cela, sa distribution et sa
caractérisation reste peu documentée. Les informations existantes se limitent dans la majorité
des travaux scientifiques sur la présence ou absence de ces herbiers et a leur vitalité.
Une cartographie à grande échelle de l’herbier à posidonie établie par Vaissier et Fredj
(1963) indique que les herbiers étaient bien développés dans le golf d’Annaba, la baie de Bou
Ismail et le golf d’Arzew. A ce travail s’ajoutent ensuite de nombreux travaux portant sur les
différentes caractéristiques de l’herbier, qui viennent préciser des informations pertinentes sur
(1) la vitalité (Semroud et al., 1992 ; Semroud, 1993, 1996 ; Pergent et al., 1993 ; Mezali,
1998 ; Boumaza et Semroud, 2000 ; Ferhi et Ghiboub, 2001 ; Boudefoua et Kada, 2007 ;
Misraoui et Sengouga , 2011 ; Belbachir, 2012 ; Bamahammed et Naimi, 2012. Boudaa ,
2013 ; Chahrour, 2013 ; Khodja, 2013 ; Boumaza, 2015 ; Mammeria, 2006 ), (2) sur la
surveillance des limites, cartographie et balisage de Posidonia oceanica (Ferhi et Ghiboub,
2001 ; Lamouti, 2006 ; Bengrine et Guelmami, 2007 ; Lamouti, 2007 ;Guerrah et Nour, 2008
; Khazimi, 2010 ; Lamouti, 2010 ; Bamahammed et Naimi, 2012 ; Boukort, 2015 ; Harzallah
et Zeriat, 2015 ; Zerouk, 2016), (3) sur l’impact de la pollution sur les herbiers de
posidonie (Tarmoul, 2010 ; Guendouzi, 2011 ; Boudjemal et Boughella, 2012 ; Boudaa et
Ayat, 2013 ; Guendouzi et al., 2015), (4) sur la biodiversité associée à Posidonia oceanica
(Semroud et al, 2004 ; Derbal et Kara, 2010 ; Ain Baziz et Sakher, 2010 ; Belkhamssa et al,
2015 ; Bouchher, 2015 ; Bennama et Nekkaa, 2017 ; Zeggaoui, 2019)
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