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sectoriels ainsi que les possibilité de mise en œuvre de la politique de la recherche scientifique en
relation avec l’économie bleue et enfin c’est un acteur a fort pouvoir décisionnel.
L’importance du poids des laboratoires universitaires et non universitaires est liée au fait que tous les
autres objectifs des acteurs de l’économie bleue dépendent des connaissances scientifiques et des
données que produisent et éventuellement leur fournissent ces laboratoires. L’importance du poids de
l’acteur « finance »et fonds spéciaux est du au fait que le développement et la valorisation des
différentes ressources maritimes et côtières dépendent en grande partie de la capacité à mobiliser des
financements adéquats.
Nous remarquons aussi à partir de l’étude MACTOR que tous les acteurs concernés par l’économie
bleue sont en faveur des objectifs de cette dernière et convergent presque tous sur ces objectifs à
l’exception de quelques uns qui sont opposés et qui divergent sur deux ou trois objectifs ce qui crée
des conflits entre acteurs, telle que la compagnie Sonatrach et les pêcheurs qui s’opposent ou
divergent avec les autres acteurs sur l’objectif planification de l’espace maritime car ils pourraient
considérer que la PEM va diminuer leurs zones d’intérêt ainsi que les opportunités économiques qui
sont associées à ces zones.
Il est à noter que le Ministère de la Défense Nationale est un acteur majeur (même s’il n’apparait pas
autant que les acteurs cités précédemment ; ceci est dû aux contraintes que nous avons rencontrés
pour accéder aux données). Ce secteur est détenteur de l’information géographique grâce à l’INCT
qui est responsable de la production, la collecte, le développent et la diffusion de cette dernière.
L’importance de ce département pour l’économie bleue est aussi liée à ses attributions civiles,
d’administrateur maritime du service national des gardes de côte. En effet, ce service est également
essentiel pour la surveillance en mer, notamment pour la lutte contre toutes les formes d’usages non
durables de l’espace maritime et de ses ressources.
L’étude MACTOR a fait aussi ressortir les acteurs les plus dépendants mais qui sont importants sur
le plan opérationnel, ces acteurs sont le ministère chargé du tourisme maritime, le ministère chargé
de la pêche et de l’aquaculture ainsi que Le ministère chargé des collectivités locales, ceci est du a
leurs prérogatives (limitées) qui sont partagées avec d’autres acteurs (secteurs) et au fait que le
fonctionnement optimal et le développement durable de ces acteurs nécessitent des connaissanc es
scientifiques, des financements, de la surveillance et du contrôle, de la planification, mais également
des capacités de transport et donc ils dépendent grandement des autre secteurs.
D’après les cartes des usages liées à la mer élaborées dans cette étude, il ya aujourd’hui des conflits
d’intérêt qui ne sont pas importants mais le risque que ces conflits s’intensifient a l’avenir, avec les
projets d’investissement des fermes aquacoles qui vont démarrer, la réalisation futures des ports de
pêche ou de plaisances, des marinas qui sont en construction, des futures stations de dessalement, les
plateformes offshore pour l’exploitation du gaz, du pétrole et autres minerais etc…., d’où l’urge nce
de mettre en place une PEM qui sera axée sur les études de faisabilité, la coordination avec toutes les
parties prenantes en insistant sur la protection de l’environnement, un développement durable afin de
réduire les conflits d’usages et de protéger les ressources marines.
Il serait recommandé de reproduire le présent travail relatif à la planification de l’espace maritime
mené pour la wilaya d’Alger à toutes les autres wilayas littorales pour avoir une planification de
l’espace maritime au niveau national et de pouvoir également tenir compte des aspects inter-wila yas
et inter-façades maritimes au niveau national.
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Analyse du cadre de l\'économie bleue et de la planification de l\'espace maritime en Algérie :cas de la zone marine et côtière de la wilaya d\'Alger - 115/135

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