Introduction
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L'une des plus grandes préoccupations environnementales actuelles est la pollution du milieu
marin par les polluants radioactifs et non radioactifs. Ces derniers entrainent une toxicité
environnementale et des effets néfastes sur les écosystèmes et la santé de l’homme (Baltas et al.,
2017 ; Shirani et al., 2020).
La pollution par les éléments de trace métalliques est un problème environnemental majeur, en
raison de leurs effets néfastes sur l'environnement marin et les potentiels risques pour la santé
humaine. Quand les métaux lourds se retrouvent dans l'environnement marin, ils ont une forte
tendance à s'attacher aux matières en suspension et s'accumuler ainsi dans les sédiments, la faune
et la flore marine (Karabayir et al., 2020).
Les niveaux de métaux lourds dans les zones côtières pourraient augmenter en raison d'effets
anthropiques tels que l'urbanisation, le transport maritime et l'agriculture, qui entraînent une forte
augmentation de la concentration en métaux lourds dans le biote marin (Karabayir et al., 2020).
Concernant la pollution radioactive, la grande majorité de la dose d'ingestion reçue par la
population est due aux radionucléides naturels (
238
U,
232
Th et le
40
K), bien que cette radioactivité
est continuellement présente dans l’environnement et ne présente aucun risque sur l’homme et son
environnement. Cette dernière fait l’objet de moins d’attention que les radionucléides
anthropiques. Les raisons en sont probablement le temps et les coûts d’analyse relativement
importants (Komperød et al., 2019). Alors que pour la dose d’ingestion humaine résultant des
radionucléides artificiels, elle est caractérisée par une contribution majeure du Cs-137 (Helcom,
2018).
Au cours des dernières décennies, la consommation de produits de pêches a considérablement
augmenté, principalement en raison de la prise de conscience croissante du fait que les produits de
pêche sont une source importante de protéines, d'acides gras polyinsaturés oméga-3 (AGPI n-3),
de vitamines et de minéraux (Filippini et al., 2018). Certains de ces produits peuvent être utilisés
comme traceur pour surveiller la pollution de l'environnement marin (Karabayir et al., 2020).
L’objectif de cette étude vise en premier lieu à déterminer la présence des polluants radioactifs
artificiels émetteurs Gamma (Cs-137), les éléments de traces métalliques : Plomb, Cadmium et
Mercure ainsi que l’évaluation de la radioactivité naturelle engendré par le K-40, et quelques
descendants de la chaine de l’U-238 et le Th-232, dans deux espèces marines différentes.
Et en deuxième lieu, à déterminer si la consommation de ces deux espèces engendre un risque sur
la santé humaine.
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