3.1.La pêche récréative ou de plaisance en Algérie
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2015a). Au Sénégal, une concurrence entre les sous secteurs de la pêche artisanale et de la
pêche industrielle entraîne une diminution des revenus de la pêche des petits poissons
pélagiques, qui correspondent plus aux besoins des communautés locales (Belhabib et al.,
2014).
Pour assurer la durabilité d'un stock, la FAO a mis en place des recommandations et des
codes de conduite pour une pêche responsable (EIFAC, 2008; FAO, 2012). Les codes de
conduite qui existent en matière de pêche récréative ne sont pas contraignants et il est libre
aux états de les adopter ou non. De plus, il est important de noter que même lorsque le secteur
de la pêche récréative est réglementé et contrôlé, il y a un impact écologique et une
contribution au déclin des stocks halieutiques mondiaux (Post et al., 2002; Cooke et Cowx,
2004; Ferter et al., 2013; Barreiros, 2015).
Dans cette étude, il a été démontré l'impact économique important que cette activité
pouvait avoir, mais en plus de cela, une estimation des captures insoupçonnée a été mise en
évidence. Cette pêche qui concurrence le secteur professionnel constitue incontestablement un
effort de pêche supplémentaire qui exerce une pression significative sur les stocks d’espèces
ciblées. Cette pêche de plaisance utilise les mêmes engins sélectifs que la pêche
professionnelle et leur intensification peut perturber, à terme, la composition démographique
des populations d’espèces exploitées en ciblant une ou plusieurs gammes ou classe de tailles
intermédiaires (Kacher, 2010).
Les lacunes dans la réglementation et les insuffisances dans le système de contrôle sont
les principaux responsables de cette situation (voir encadré ci-dessous). Du fait de ces lacunes
dans la réglementation, bon nombre de bateaux de plaisance sont exploités à des fins
commerciales (Kacher, 2010) et piétinent les droits des pêcheurs artisanaux. En effet, pour la
même gamme de longueur de bateau, le nombre de licences de loisirs (plaisance) est parfois
1,7 fois plus élevé que le nombre de permis de pêche au petits-métiers (professionnelle). En
2015 le nombre d’autorisation de pêche de plaisance était de 1832 contre 1100 permis de
pêche au petits-métiers. La différence la plus importante en termes de nombre de licences
entre les deux secteurs est observée à Tipaza, Chlef, Mostaganem et Oran (voir tableau en
Annexe 2).
Cette étude met en lumière les profondes implications sociales et économiques négatives
de la pêche récréative en Algérie. La réglementation imprécise du secteur de la pêche de
loisirs permet une confusion "légitime" avec le secteur de la pêche professionnelle et l'absence
de contrôle "banalise" une non-conformité. La gestion de la pêche récréative dans un cadre
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2015a). Au Sénégal, une concurrence entre les sous secteurs de la pêche artisanale et de la
pêche industrielle entraîne une diminution des revenus de la pêche des petits poissons
pélagiques, qui correspondent plus aux besoins des communautés locales (Belhabib et al.,
2014).
Pour assurer la durabilité d'un stock, la FAO a mis en place des recommandations et des
codes de conduite pour une pêche responsable (EIFAC, 2008; FAO, 2012). Les codes de
conduite qui existent en matière de pêche récréative ne sont pas contraignants et il est libre
aux états de les adopter ou non. De plus, il est important de noter que même lorsque le secteur
de la pêche récréative est réglementé et contrôlé, il y a un impact écologique et une
contribution au déclin des stocks halieutiques mondiaux (Post et al., 2002; Cooke et Cowx,
2004; Ferter et al., 2013; Barreiros, 2015).
Dans cette étude, il a été démontré l'impact économique important que cette activité
pouvait avoir, mais en plus de cela, une estimation des captures insoupçonnée a été mise en
évidence. Cette pêche qui concurrence le secteur professionnel constitue incontestablement un
effort de pêche supplémentaire qui exerce une pression significative sur les stocks d’espèces
ciblées. Cette pêche de plaisance utilise les mêmes engins sélectifs que la pêche
professionnelle et leur intensification peut perturber, à terme, la composition démographique
des populations d’espèces exploitées en ciblant une ou plusieurs gammes ou classe de tailles
intermédiaires (Kacher, 2010).
Les lacunes dans la réglementation et les insuffisances dans le système de contrôle sont
les principaux responsables de cette situation (voir encadré ci-dessous). Du fait de ces lacunes
dans la réglementation, bon nombre de bateaux de plaisance sont exploités à des fins
commerciales (Kacher, 2010) et piétinent les droits des pêcheurs artisanaux. En effet, pour la
même gamme de longueur de bateau, le nombre de licences de loisirs (plaisance) est parfois
1,7 fois plus élevé que le nombre de permis de pêche au petits-métiers (professionnelle). En
2015 le nombre d’autorisation de pêche de plaisance était de 1832 contre 1100 permis de
pêche au petits-métiers. La différence la plus importante en termes de nombre de licences
entre les deux secteurs est observée à Tipaza, Chlef, Mostaganem et Oran (voir tableau en
Annexe 2).
Cette étude met en lumière les profondes implications sociales et économiques négatives
de la pêche récréative en Algérie. La réglementation imprécise du secteur de la pêche de
loisirs permet une confusion "légitime" avec le secteur de la pêche professionnelle et l'absence
de contrôle "banalise" une non-conformité. La gestion de la pêche récréative dans un cadre
