3.1.La pêche récréative ou de plaisance en Algérie
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LA PECHE RECREATIVE OU DE PLAISANCE EN
ALGERIE
3.1.1 Introduction
La pêche INN par les navires industriels, souvent associés à la surpêche du stock de
poisson et à d'autres crimes environnementaux, est considérée aujourd'hui comme l'une des
menaces majeures qui pèsent sur la ressource marine (Doumbouya et al., 2017). En revanche,
d'autres secteurs, dont l'impact est souvent inconnu, constituent aussi une menace. En effet,
La pêche récréative, au delà du fait que ses prises soient souvent sous-estimées ou que
l'activité elle même soit considérée comme inexistante dans certains pays comme les pays de
l'ouest africain (Belhabib et al., 2015a), ce secteur reste globalement non réglementé dans
beaucoup de pays du monde (Belhabib et al., 2016).
Les reconstructions des captures ont révélé que les données déclarées à l'Organisation
pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO) ne reflétaient pas la réalité des prises (Pauly et
Zeller, 2016). Ainsi, par exemple, aux îles Bahamas, la pêche récréative fournit 75% des
prises commerciales annuelles (alimentant principalement les activités liées au tourisme) soit
662000 t par ans selon Smith et Zeller, (2016). En Algérie, la pêche récréative, est un secteur
dont les informations restent vagues, ponctuelles, parcellaires sinon complètement absentes.
Dans cette partie, les questionnements suivant seront abordés afin d'apporter de nouvelles
informations sur la pêche récréative :
-Quelles seraient les prises réelles de la pêche récréative ?;
-Quel serait le gain du pêcheur qui l'exerce et quel serait le manque à gagner fiscal pour le
gouvernement ?
L'état actuel de la réglementation et de son efficacité dans ce secteur seront discutés.
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