Chapitres II : Zones d'études et ses caractéristiques générales
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1.5 Les sels nutritifs et la production primaire dans les eaux algériennes
La Méditerranée est considérée comme une zone oligotrophe avec un gradient positif EstOuest en ce qui concerne la distribution de la chlorophylle présente dans ses eaux (D'ortenzo
et Ribera d’Alcalà, 2009). La source la plus importante de sels nutritifs vient respectivement,
des apports terrigènes, dépôts secs et humides, et poussières sahariennes. Cette oligotrophie
est plus marquée dans le bassin oriental que dans le bassin occidental. Dans les eaux
profondes du bassin oriental, les concentrations en nitrate et en phosphate, représentent
environ la moitié de celles enregistrées dans le bassin occidental (Béthoux et al., 1999).
Béthoux et al., 1998 indiquent que les sources principales des phosphates (P) sont les
apports fluviaux; l'azote (N) a pour source principale les dépôts atmosphériques secs et
humides. Les fortes valeurs du rapport de Redfield (N/P) de 20-22 supérieures à 16 de l'océan
mondial, font que le phosphate est le sel nutritif le plus limitant en Méditerranée, surtout en
période de stratification des eaux de surface.
Dans leur découpage de la Méditerranée en fonction des séries temporelles d'imagerie
satellitaire de chlorophylle de surface, D'ortenzo et Ribera d’Alcalà, (2009), et Maillot et al.,
(2016) ont classé le bassin algérien parmi les 60 - 67 % de la Méditerranée comme une des
zones les moins riches en chlorophylle ("no blooming zone" ) montrant un maximum en fin
Automne/début hiver et un minimum en fin printemps début Eté. Ceci étant attribué au flux
de l'eau Atlantique entrant par le détroit de Gibraltar qui aurait perdu ses nutriments en tant
qu'Eau Atlantique d'Eté (D'ortenzio et Ribera d’Alcalà, 2009). Lors de la campagne
« SEMAPHORE » en 1994, Béthoux et al., (1998) ont montré que les profils de phosphate,
nitrate et silicate correspondent aux 3 types d’eaux majeurs du bassin ; les eaux de surface,
les eaux intermédiaires et les eaux profondes et présentent une augmentation de la
concentration en fonction de la profondeur. Les valeurs maximales, correspondant à la
reminéralisation de la matière organique, se trouvent aux profondeurs intermédiaires,
(Béthoux et al., 1998; Moutin et Raimbault, 2002).
Comme pour les sels nutritifs, la production primaire en Méditerranée est faible et suit un
gradient bassin Est-bassin Ouest. La dynamique saisonnière du phytoplancton suit un cycle
typiquement tempéré avec une augmentation de la biomasse en hiver et des valeurs très basses
en été (D'ortenzo et Ribera d’Alcalà, 2009). Ces auteurs décrivent la Méditerranée comme
une zone :
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1.5 Les sels nutritifs et la production primaire dans les eaux algériennes
La Méditerranée est considérée comme une zone oligotrophe avec un gradient positif EstOuest en ce qui concerne la distribution de la chlorophylle présente dans ses eaux (D'ortenzo
et Ribera d’Alcalà, 2009). La source la plus importante de sels nutritifs vient respectivement,
des apports terrigènes, dépôts secs et humides, et poussières sahariennes. Cette oligotrophie
est plus marquée dans le bassin oriental que dans le bassin occidental. Dans les eaux
profondes du bassin oriental, les concentrations en nitrate et en phosphate, représentent
environ la moitié de celles enregistrées dans le bassin occidental (Béthoux et al., 1999).
Béthoux et al., 1998 indiquent que les sources principales des phosphates (P) sont les
apports fluviaux; l'azote (N) a pour source principale les dépôts atmosphériques secs et
humides. Les fortes valeurs du rapport de Redfield (N/P) de 20-22 supérieures à 16 de l'océan
mondial, font que le phosphate est le sel nutritif le plus limitant en Méditerranée, surtout en
période de stratification des eaux de surface.
Dans leur découpage de la Méditerranée en fonction des séries temporelles d'imagerie
satellitaire de chlorophylle de surface, D'ortenzo et Ribera d’Alcalà, (2009), et Maillot et al.,
(2016) ont classé le bassin algérien parmi les 60 - 67 % de la Méditerranée comme une des
zones les moins riches en chlorophylle ("no blooming zone" ) montrant un maximum en fin
Automne/début hiver et un minimum en fin printemps début Eté. Ceci étant attribué au flux
de l'eau Atlantique entrant par le détroit de Gibraltar qui aurait perdu ses nutriments en tant
qu'Eau Atlantique d'Eté (D'ortenzio et Ribera d’Alcalà, 2009). Lors de la campagne
« SEMAPHORE » en 1994, Béthoux et al., (1998) ont montré que les profils de phosphate,
nitrate et silicate correspondent aux 3 types d’eaux majeurs du bassin ; les eaux de surface,
les eaux intermédiaires et les eaux profondes et présentent une augmentation de la
concentration en fonction de la profondeur. Les valeurs maximales, correspondant à la
reminéralisation de la matière organique, se trouvent aux profondeurs intermédiaires,
(Béthoux et al., 1998; Moutin et Raimbault, 2002).
Comme pour les sels nutritifs, la production primaire en Méditerranée est faible et suit un
gradient bassin Est-bassin Ouest. La dynamique saisonnière du phytoplancton suit un cycle
typiquement tempéré avec une augmentation de la biomasse en hiver et des valeurs très basses
en été (D'ortenzo et Ribera d’Alcalà, 2009). Ces auteurs décrivent la Méditerranée comme
une zone :
