IV. Discussion générale
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DISCUSSION GENERALE
L'étude de ces menaces indépendantes ont permis d'apporter de nouvelles informations
concernant leur impact négatif sur la biodiversité marine algérienne, toutefois, l'analyse et les
discussions de chacune des parties nous a permis d'établir des relations entre ces pressions. En
effet, ces trois menaces s'exercent toutes sur une même ressource, c'est à dire la ressource du
plateau continental. La pêche récréative utilise les mêmes engins de pêche que la pêche
professionnelle, apportant ainsi son propre lot d'engins perdus, abandonnés, ou rejetés (
ALDFG) qui est une des composantes principales de macro-déchets en terme d'effets néfastes
directs sur les organismes marins. Les espèces classées comme espèces vulnérables par
l'analyse des fréquences d'occurrence des espèces capturées en 1982 et en 2012, à cause de
leur caractéristiques physiologiques (cycle de reproduction lent, grande longévité, maturité
sexuelle tardive et fécondité peu élevée ), sont aussi les espèces les plus vulnérables à la
présence des macro-déchets qui changent la nature du substrat et induit un changement de la
biocénose: ces espèces fuient donc le nouveau substrat pour trouver un autre plus adapté à
leur habitat. Enfin, l'augmentation de la fréquence des anomalies chaudes est plus observable
en surface là où, les organismes marins subissent en plus, la pression de la pêche
(surexploitation) et la concentration des macro-déchets.
Comme nous avons vu dans les trois chapitres, ce qui entrave la bonne gestion de la
ressource convergent tous vers un vide ou un manque juridique ou un manque de contrôle,
plusieurs paramètres peuvent être considérés comme cause ou élément aggravant cette
situation :
En effet, deux ministères ont dans leurs prérogatives le droit d'établir des lois et textes
réglementaire sur le milieu marin, le ministère de l'environnement et le ministère de la pêche,
un conflit peut donc vite arriver, comme ce qui s'est passé pour les espèces marines à
protéger qui devaient êtres répertoriées dans le texte des espèces animales non domestiques
protégées sorti en 2012 (JO-RADP n°35). Ce texte préparé par le ministère de
l'environnement, prévoyait une liste d'espèces marines qui comptaient des espèces comme les
mérou et la raie blanche. Ces espèces ont été retirées, pour cause de révision de la part du
ministère de la pêche, huit ans après, rien n'a été fait, ce qui, sans doute, a aggravé leur statut
déjà vulnérable à l'époque.
Une confusion et manque de définition claires existe aussi, comme c'est le cas pour la
définition des " petits métiers", nomenclature pourtant largement utilisée pour désigner la
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Contribution a l\'étude de l\'impact des changements des paramètres du milieu et de la préssion de la pêche sur les Bio-ressources marines Algériennes - 123/179

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