3.3. Influence des changements climatiques sur la ressource marine vivante algérienne
93
3.3.4 Discussion
3.3.4.1 Augmentation de la température et Bio-indicateurs du réchauffement
La température moyenne globale en surface de l'océan et de la terre a augmenté de 0.74°C
± 0.18°C durant le dernier siècle (1905-2005). L'augmentation observée durant les 50
dernières années a été de presque le double de celle de la période précédente (0.13°C ±
0.03°C vs. 0.07°C ± 0.02°C par décennie) (Trenberth, 2007). Ceci est valable pour les eaux de
surface (Rixen, 2005, Calvo et al., 2011, Pastor et al., 2018) ainsi que les eaux intermédiaires
et profondes (Béthoux and Gentili, (1996), Béthoux and Gentili, (1999) et Béthoux et al.
(1999)) en Méditerranée.
Dans le scénario du GIEC (Groupe Intergouvernementale d'Expertise sur les
Changements climatiques), la période géologique la plus proche de ce que pourrait être la
température planétaire de la fin de notre siècle est le Pliocène moyen (IPCC, 2007) (le
plaisancien : entre 3,6 et 2,58 millions d'années) (figure 17), au cours duquel la température
moyenne globale était de 2 à 3°C supérieures à la température actuelle. Cette similitude est
due à la disposition des continents, et à la concentration en dioxyde de carbone, même si la
température aux latitudes nord étaient de 10 à 18°C plus fortes que l’actuelle, les températures
des régions tropicales étant presque les mêmes. La biodiversité de cette période est, par
conséquent, largement étudiée à cause de cette similitude afin de prédire des conditions
climatiques du futur (Robinson et al., 2008, Chandler et al., 2012).
Les organismes marins ont, depuis longtemps, été utilisés comme indicateurs des
changements encourus durant les temps géologiques. Depuis un demi-siècle, ces indicateurs
sont de plus en plus étudiés à cause du contexte global des changements climatiques pour
confirmer ces augmentations au point que certains auteurs parlent de "tropicalisation" de la
Méditerranée" à cause de l'émergence d'espèces indo-pacifiques thermophiles via le canal de
Suez et atteignant même le bassin occidental, et la disparition des espèces à affinité subboréales et boréales à affinité froide (Quignard et Raibault, 1993, Bianchi, 2007).
Francour et al., (1994), avait déjà listé des espèces qui présentaient une augmentation de
leur fréquence d'occurrence ou des raréfactions d'espèces à affinité froide dans le nord du
bassin occidental, liant ceci à l'augmentation de la température des eaux. Zenetos et al.
(2017), en actualisant la liste des espèces exotiques majoritairement indo-pacifiques installées
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3.3.4 Discussion
3.3.4.1 Augmentation de la température et Bio-indicateurs du réchauffement
La température moyenne globale en surface de l'océan et de la terre a augmenté de 0.74°C
± 0.18°C durant le dernier siècle (1905-2005). L'augmentation observée durant les 50
dernières années a été de presque le double de celle de la période précédente (0.13°C ±
0.03°C vs. 0.07°C ± 0.02°C par décennie) (Trenberth, 2007). Ceci est valable pour les eaux de
surface (Rixen, 2005, Calvo et al., 2011, Pastor et al., 2018) ainsi que les eaux intermédiaires
et profondes (Béthoux and Gentili, (1996), Béthoux and Gentili, (1999) et Béthoux et al.
(1999)) en Méditerranée.
Dans le scénario du GIEC (Groupe Intergouvernementale d'Expertise sur les
Changements climatiques), la période géologique la plus proche de ce que pourrait être la
température planétaire de la fin de notre siècle est le Pliocène moyen (IPCC, 2007) (le
plaisancien : entre 3,6 et 2,58 millions d'années) (figure 17), au cours duquel la température
moyenne globale était de 2 à 3°C supérieures à la température actuelle. Cette similitude est
due à la disposition des continents, et à la concentration en dioxyde de carbone, même si la
température aux latitudes nord étaient de 10 à 18°C plus fortes que l’actuelle, les températures
des régions tropicales étant presque les mêmes. La biodiversité de cette période est, par
conséquent, largement étudiée à cause de cette similitude afin de prédire des conditions
climatiques du futur (Robinson et al., 2008, Chandler et al., 2012).
Les organismes marins ont, depuis longtemps, été utilisés comme indicateurs des
changements encourus durant les temps géologiques. Depuis un demi-siècle, ces indicateurs
sont de plus en plus étudiés à cause du contexte global des changements climatiques pour
confirmer ces augmentations au point que certains auteurs parlent de "tropicalisation" de la
Méditerranée" à cause de l'émergence d'espèces indo-pacifiques thermophiles via le canal de
Suez et atteignant même le bassin occidental, et la disparition des espèces à affinité subboréales et boréales à affinité froide (Quignard et Raibault, 1993, Bianchi, 2007).
Francour et al., (1994), avait déjà listé des espèces qui présentaient une augmentation de
leur fréquence d'occurrence ou des raréfactions d'espèces à affinité froide dans le nord du
bassin occidental, liant ceci à l'augmentation de la température des eaux. Zenetos et al.
(2017), en actualisant la liste des espèces exotiques majoritairement indo-pacifiques installées
