3.3. Influence des changements climatiques sur la ressource marine vivante algérienne
84
raison de la présence de tétrodotoxine (neurotoxine) dans ses tissus. Kara et al. (2015) ont
signalé des captures de 3 spécimens sur la période 2013-2014 comme premiers
enregistrements pour les eaux algériennes. Depuis lors, trois signalements ont été faits à
Alger, Chlef et Ain Temouchent par les directions de la pêche et de l'aquaculture qui ont
confirmé l’identification de l’espèce. Avec la présence récemment signalée de l'espèce dans
les eaux espagnoles (Izquierdo-Muñoz et Izquierdo-Gomez, in Katsanevakis et al., 2014),
l'espèce semble s'être répandue et implantée dans toute la mer Méditerranée occidentale (voir
publication en Annexe 7).
3.3.3.1 Biogéographie et origine des espèces
Les espèces recensées et non recensées en 2012 sont toutes hérculéenne et ont une
distribution atlantico-méditerranéenne. Elles sont toutes à affinité chaude sauf pour quelques
espèces : Squatina squatina (Linnaeus, 1758), Raja clavata, Linnaeus 1758, Scophthalmus
maximus (Linnaeus, 1758), et Lophius piscatorius (Linnaeus, 1758), (Tableaux 10 et 11).
Les résultats de la richesse ichthyologique et la richesse spécifique relative obtenus
(tableau 12 et 13) montrent que le secteur centre est le moins riche durant toutes les
campagnes antérieures à 2012, les campagnes de 2013 et de 2014 avec leur nombre restreint
de traits réalisés (67 traits en 2013 et 63 traits en 2014, tableau 14) rendent difficile une
confirmation de cette tendance. Concernant les autres campagnes, le secteur centre est le
secteur où il a été réalisé le moins de traits. En effet, à cause de la morphologie de la côte, et
des contraintes administratives liées aux autorisations de pêche, les traits dans la baie d'Alger
se trouvent restreints.
Concernant les autres secteurs, la diversité ichthyologique et la richesse spécifique
relative, montrent que le secteur Est est le plus riche en 1982 où il y a le plus grand nombre de
trait de pêche et le deuxième plus riche en 2004 et 2012. Ceci étant, ces indices augmentent
avec l'augmentation du nombre de traits. Refes, (2011) avait constaté que la baie d’Annaba et
la région d'El Kala présentaient les régions les plus riches en comparaison du Golfe de Bejaia,
de la baie de Jijel et du Golfe de Skikda.
Précédent

Contribution a l\'étude de l\'impact des changements des paramètres du milieu et de la préssion de la pêche sur les Bio-ressources marines Algériennes - 104/179

Suivant