3.3. Influence des changements climatiques sur la ressource marine vivante algérienne
82
3.3.3.1.1 Bio-indicateurs du réchauffement
La présence de deux espèces, ont été signalées; la première, un mollusque bivalve
Cardium indicum et l'autre, un poisson osseux, le Lagocephalus sceleratus. Les deux espèces
n'ont pas la même origine, hérculéenne pour la première (Delongueville et Scaillet, 2011) et
indo-pacifique pour la seconde (Kara et al., 2015), elles témoignent toutefois, toutes les deux
d'une augmentation de la température des eaux du bassin algérien puisque ce sont des espèces
sub-tropicales et tropicales..
- La présence du rare bivalve Cardium indicum en Algérie
Cardium indicum Lamarck, (1819) appartient à la famille des Cardiidae (Mollusca:
Bivalvia) et se caractérise par une grande fente postérieure (figure 16). Il est originaire
d'Afrique de l'Ouest et sa répartition la plus septentrionale est en Méditerranée et concerne les
côtes marocaines, algériennes et tunisienne (Ghisotti, 1971; Voskuil et Onverwagt, 1989;
Delongueville et Scaillet, 2011). Au cours de la campagne d'évaluation des ressources
demersales ALDEM 2012 réalisée par le CNRDPA, une coquille complète vide de C. indicum
mesurant 95 mm x 85 mm a été découverte à Annaba à 34 - 53 m de profondeur, entre
37.0519 ° N, 7.3758 ° E et 37.2527 ° N et 7.2580 ° E. Le bon état des valves, ainsi que la
présence du ligament, suggèrent que le spécimen était mort récemment. La régression de
l'espèce en Méditerranée a été attribuée au refroidissement régional à la fin du Pliocène (voir
Delongueville et Scaillet, 2011). Toutefois, ceci et d’autres données récentes (Ghisotti, 1971;
Delongueville et Scaillet, 2011, par exemple) confirment la présence actuelle de cette espèce
dans le bassin méditerranéen (Voir publication en Annexe 6).
En 2017, au large de Jijel, lors de la campagne d'évaluation des ressources pélagiques,
le long de la côte algérienne, des fragments ont été retrouvés à 41 m de fond. En 2016, le
capitaine (toujours à bord du N/O Grine Belkacem) a également retrouvé une coquille
complète, toujours dans le secteur Est de la côte algérienne.
82
3.3.3.1.1 Bio-indicateurs du réchauffement
La présence de deux espèces, ont été signalées; la première, un mollusque bivalve
Cardium indicum et l'autre, un poisson osseux, le Lagocephalus sceleratus. Les deux espèces
n'ont pas la même origine, hérculéenne pour la première (Delongueville et Scaillet, 2011) et
indo-pacifique pour la seconde (Kara et al., 2015), elles témoignent toutefois, toutes les deux
d'une augmentation de la température des eaux du bassin algérien puisque ce sont des espèces
sub-tropicales et tropicales..
- La présence du rare bivalve Cardium indicum en Algérie
Cardium indicum Lamarck, (1819) appartient à la famille des Cardiidae (Mollusca:
Bivalvia) et se caractérise par une grande fente postérieure (figure 16). Il est originaire
d'Afrique de l'Ouest et sa répartition la plus septentrionale est en Méditerranée et concerne les
côtes marocaines, algériennes et tunisienne (Ghisotti, 1971; Voskuil et Onverwagt, 1989;
Delongueville et Scaillet, 2011). Au cours de la campagne d'évaluation des ressources
demersales ALDEM 2012 réalisée par le CNRDPA, une coquille complète vide de C. indicum
mesurant 95 mm x 85 mm a été découverte à Annaba à 34 - 53 m de profondeur, entre
37.0519 ° N, 7.3758 ° E et 37.2527 ° N et 7.2580 ° E. Le bon état des valves, ainsi que la
présence du ligament, suggèrent que le spécimen était mort récemment. La régression de
l'espèce en Méditerranée a été attribuée au refroidissement régional à la fin du Pliocène (voir
Delongueville et Scaillet, 2011). Toutefois, ceci et d’autres données récentes (Ghisotti, 1971;
Delongueville et Scaillet, 2011, par exemple) confirment la présence actuelle de cette espèce
dans le bassin méditerranéen (Voir publication en Annexe 6).
En 2017, au large de Jijel, lors de la campagne d'évaluation des ressources pélagiques,
le long de la côte algérienne, des fragments ont été retrouvés à 41 m de fond. En 2016, le
capitaine (toujours à bord du N/O Grine Belkacem) a également retrouvé une coquille
complète, toujours dans le secteur Est de la côte algérienne.
