INTRODUCTION
TENNAH et MAHIEDDINE, 2022
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Les données sur l'âge et la croissance des poissons sont essentielles à la compréhension des
traits d'histoire de vie des espèces et des populations (longévité, âge au recrutement, âge à la
maturité sexuelle,…) et à l'étude de la structure démographique des populations et de leur
dynamique, comme par exemple dans les modèles d'estimation basés sur une structuration en
âge. Pour établir un modèle de croissance, il est nécessaire de connaître l’âge des poissons.
Chez les Ostéichtyens, diverses pièces anatomiques sont classiquement utilisées en
sclérochronologie. Les pièces calcifiées utilisables pour reconstituer l’histoire individuelle des
organismes vivants sont les otolithes, les écailles et les vertèbres (Panfili et al., 2002). Au
niveau de l’otolithe, par exemple, l’analyse microchimique permet même de décrypter chez
les jeunes poissons la période de formation de marques journalières par le biais de marqueurs
spécifiques (Lagardere et al., 2000 ; Gillanders, 2005 ; Mercier, 2010 ; Swanson et al., 2010 ;
Lord al., 2012). L’écaille reste aussi un bon modèle et un outil de choix pour une première
approche biologique d’une espèce et surtout pour le suivi individuel des poissons. Pour ses
facilités de prélèvement en routine, de préparation et de lecture, la scalimétrie reste une
technique couramment utilisée pour estimer l’âge individuel et la croissance d’une manière
générale. D’ailleurs, lorsque les écailles sont de grande taille et lisibles, elles donnent des
résultats satisfaisants pour une certaine tranche d’âge, comparés aux otolithes sagittas qui
s’épaississent et s’opacifient chez les individus âgés. Dans ce cas, la lecture devient difficile
et les otolithes doivent subir divers traitements d’éclaircissement pour rendre facile la lecture
des anneaux de croissance.
En Algérie, les petits pélagiques sont les ressources les plus dominantes dans les captures
avec 80% (sardine, chinchard, allache, anchois) et les 20% restant représentent les poissons
blancs (dorade, sar, pageot,…), les crustacés et les mollusques (P.A.T.W, 2012). Les espèces
des petits pélagiques existent en Algérie , ils sont en nombre de trois selon les travaux de
plusieurs auteurs (Dieuzeide et Roland, 1958 ; Turki, 1987 ; Korichi, 1988). Ces trois espèces
de la famille des Carangidés et le genre Trachurus sont les suivantes : le Chinchard commun
Trachurus trachurus (Linnaeus, 1758), le Chinchard à queue jaune Trachurus mediterraneus
(Steindachhner, 1868) et le Chinchard bleu Trachurus picturatus (Bowdich, 1825). Ces
espèces vivent entre deux eaux et sur des fonds sableux, généralement à moins de 200 m de
profondeur. Elles se nourrissent des petits crustacés comme : Euphausiacés, Mysidacés,
Amphipodes, Copépodes, Brachyures et Macroures, les mollusques (bivalves, scaphopodes,
Gastéropodes et Céphalopodes), les poissons et les échinides (Quero et Vayne, 1997 ; Wahbi
et al., 2015).
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Contribution à l\'étude de l\'âge et de la croissance des espèces du genre Trachurus ( Téléostéens, Carangidae ) de la région centre du littoral algérien. - 9/82

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