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Les espèces étudiées (S. cabrilla, S. hepatus et S. scriba) font partie de la famille des Serranidae et
du genre Serranus. Ces dernières sont présentes le long du littoral algérien. Elles sont très abondantes
dans les débarquements, notamment dans ceux des petits métiers, et font partie des ressources
halieutiques difficiles à gérer. L’absence de données sur ce genre dans la zone d'étude a justifié le
travail que nous avons entrepris. Ce travail de thèse nous a permis d'acquérir de nouvelles
informations sur la systématique, l'écologie et la dynamique des petits serranidés dans la baie de Bou
Ismail afin d'assurer une gestion adéquate de ces espèces.
De nombreuses variations morphologiques ont été observées chez les espèces de serran, liées à leur
habitat et à la saison et confirment celles de Dieuzeide et al. (1959) et rendent l’identification difficile.
Cela a nécessité une étude systématique basée sur l'analyse morphologique, morphométrique.
Selon les caractères morphologiques, nous avons identifié principalement trois espèces de serran : S.
cabrilla, S. hepatus et S. scriba. Cependant, l'analyse des données biométriques interspécifiques
montre clairement l'existence de quatre groupes distincts. Le premier groupe comprend les individus
de S. hepatus, le deuxième groupe S. cabrilla forme B, le troisième groupe S. cabrilla forme A et le
quatrième groupe S. scriba. L’identification de S. cabrilla et S. atricauda présente encore des
difficultés, mais il semble qu’une des variétés de S. cabrilla ait été identifiée comme S. atricauda.
Nous avons également observé une variabilité morphologique intraspécifique qui correspond à la
forme du corps et à sa coloration au sein d'une même population. Il s'agit de S. cabrilla et S. scriba.
Le serran écriture présente deux formes au sein de sa population compte tenu de la présence ou non
d'une tache bleue sur l'abdomen, ainsi que de la forme et de la distance entre l'extrémité du museau
et le bord antérieur de l'œil. La coloration du corps, la forme de la nageoire caudale et le nombre
d'épines à l'opercule permettent également de distinguer deux catégories de serran chèvre.
L'étude du comportement de S. cabrilla et S. hepatus à partir des données de la campagne Thalassa
(ISTPM, 1982) a révélé que le serran chèvre a une large distribution horizontale par rapport au serran
tambour et fréquente des profondeurs de 0 à 100 m, alors que S. hepatus fréquente des zones allant
jusqu'à 200 m de profondeur. Ces deux poissons fréquentent tous les types de fond. En ce qui concerne
la faune associée, elle apparaît très diversifiée mais essentiellement ichtyologique ; on note que P.
acarne, M. barbatus, P. erythrinus sont les espèces les plus associées à S. cabrilla et S. hepatus dans
le bassin algérien.
Les paramètres du modèle de croissance de von Bertalanffy ont été calculés à partir de l'analyse de la
structure de taille en utilisant la méthode ELEFAN.
Les paramètres d'exploitation : mortalité totale, naturelle et par pêche ont également été déterminés.
Le modèle de Thompson et Bell (1934) a été appliqué pour évaluer les stocks de S. cabrilla, S. hepatus
et S. scriba en utilisant l’approche multispécifique et l’approche multispécifique / multiflottille.
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