Chapitre III : Systématique
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2. Analyse morphologique
Aucun travail n’a été mené auparavant regroupant les espèces brachyoures vivant dans la côte
algérienne, montrant la différence existante entre ces dernières et permettant de réaliser une
identification aisée entre les espèces qui se ressemblent. Dans ce contexte, une description
morphologique des espèces présentant une difficulté dans l’identification a été réalisée, en prenant
en compte les caractères les plus pertinents (carapace, bord frontal, chélipèdes, dactyle P2,
antennules et abdomen). Les espèces récoltées ont des silhouettes différentes et une morphologie
variable d’une espèce à l’autre. Cependant, certaines espèces se ressemblent et présentent une
ambiguïté. Une difficulté dans l’identification est rencontrée, en particulier quand il s’agit d’une
comparaison entre deux espèces appartenant à la même famille. C’est le cas pour les espèces
appartenant aux Epialtidae (3 espèces), aux Polybiidae (2 espèces) et aux Xanthidae (2 espèces).
• Carapace
Les espèces capturées présentent des silhouettes similaires quand elles appartiennent à la même
famille, et des silhouettes variées quand elles sont de familles différentes.
Les espèces appartenant à la famille des Epialtidae présentent une forme générale piriforme à
triangulaire plus longue que large avec une surface rugueuse irrégulière et un rostre bifide au bord
frontal. H. condyliata (fig. III.1, A) et P. tetraodon (fig. III.1, B) présentent des carapaces en forme
de poire. H. condyliata est caractérisée par la présence de trois tubercules au bord postérieur de la
carapace et un rostre court, tandis que P. tetraodon est caractérisée par un rostre plus long
divergeant et des épines latérales longues avec des extrémités arrondies. Les épines pré-orbitaires
de cette espèce sont presque aussi longues que le rostre. La carapace de P. armata (pl. III.1, C) est
caractérisée par une forme triangulaire aigue et un rostre long avec des épines pré-orbitaires petites
et aigues.
Les espèces de la famille des polybiidae présentent des formes qui se ressemblent avec une
carapace de forme trapézoïdale et un bord antérolatéral bordé de 5 épines imposantes. Une
ressemblance est notée au sein de L. depurator (pl. III.1, D) et L. vernalis (pl. III.1, E). Par ailleurs,
une minuscule différence est notée au niveau de la forme des épines latérales qui semblent plus
aigües et dirigées vers l’avant chez L. depurator que chez L. vernalis. Chez les Xanthidae, la
carapace est de forme ovale. X. poressa (pl. III.1, G) présente une carapace lisse avec des épines
antérolatérales peu marquées (sauf les deux latérales). La limite entre le bord postérolatéral et le
bord antérolatéral est peu marquée chez cette espèce. Chez M. couchii (pl. III.1, F), la surface de
la carapace est plus rugueuse et bordée de granules avec 5 épines latérales qui deviennent plus
petites en allant vers le bord frontal. Ces deux espèces faisaient partie du même genre (Xantho
Leach, 1814) avant de classifier X. couchii vers le genre « Monodaeus Guinot, 1967. »
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2. Analyse morphologique
Aucun travail n’a été mené auparavant regroupant les espèces brachyoures vivant dans la côte
algérienne, montrant la différence existante entre ces dernières et permettant de réaliser une
identification aisée entre les espèces qui se ressemblent. Dans ce contexte, une description
morphologique des espèces présentant une difficulté dans l’identification a été réalisée, en prenant
en compte les caractères les plus pertinents (carapace, bord frontal, chélipèdes, dactyle P2,
antennules et abdomen). Les espèces récoltées ont des silhouettes différentes et une morphologie
variable d’une espèce à l’autre. Cependant, certaines espèces se ressemblent et présentent une
ambiguïté. Une difficulté dans l’identification est rencontrée, en particulier quand il s’agit d’une
comparaison entre deux espèces appartenant à la même famille. C’est le cas pour les espèces
appartenant aux Epialtidae (3 espèces), aux Polybiidae (2 espèces) et aux Xanthidae (2 espèces).
• Carapace
Les espèces capturées présentent des silhouettes similaires quand elles appartiennent à la même
famille, et des silhouettes variées quand elles sont de familles différentes.
Les espèces appartenant à la famille des Epialtidae présentent une forme générale piriforme à
triangulaire plus longue que large avec une surface rugueuse irrégulière et un rostre bifide au bord
frontal. H. condyliata (fig. III.1, A) et P. tetraodon (fig. III.1, B) présentent des carapaces en forme
de poire. H. condyliata est caractérisée par la présence de trois tubercules au bord postérieur de la
carapace et un rostre court, tandis que P. tetraodon est caractérisée par un rostre plus long
divergeant et des épines latérales longues avec des extrémités arrondies. Les épines pré-orbitaires
de cette espèce sont presque aussi longues que le rostre. La carapace de P. armata (pl. III.1, C) est
caractérisée par une forme triangulaire aigue et un rostre long avec des épines pré-orbitaires petites
et aigues.
Les espèces de la famille des polybiidae présentent des formes qui se ressemblent avec une
carapace de forme trapézoïdale et un bord antérolatéral bordé de 5 épines imposantes. Une
ressemblance est notée au sein de L. depurator (pl. III.1, D) et L. vernalis (pl. III.1, E). Par ailleurs,
une minuscule différence est notée au niveau de la forme des épines latérales qui semblent plus
aigües et dirigées vers l’avant chez L. depurator que chez L. vernalis. Chez les Xanthidae, la
carapace est de forme ovale. X. poressa (pl. III.1, G) présente une carapace lisse avec des épines
antérolatérales peu marquées (sauf les deux latérales). La limite entre le bord postérolatéral et le
bord antérolatéral est peu marquée chez cette espèce. Chez M. couchii (pl. III.1, F), la surface de
la carapace est plus rugueuse et bordée de granules avec 5 épines latérales qui deviennent plus
petites en allant vers le bord frontal. Ces deux espèces faisaient partie du même genre (Xantho
Leach, 1814) avant de classifier X. couchii vers le genre « Monodaeus Guinot, 1967. »
