Chapitre II : Matériel et méthodes
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• Antennes et Antennules
Shepheard (1973) a montré dans son étude que les antennules des homards sont des récepteurs
chimiques. Lindsay et al. (2015) ont réalisé une étude sur les antennes et les antennules du crabe
bleu Callinectes sapidus et ont montré que ces derniers lui servent d’outil d’olfaction. Ces
caractères ont évolué selon les espèces et ont pris des tailles et des formes différentes pour
s’adapter aux conditions du milieu où ces dernières vivent.
• Bord frontal
Le bord frontal se situe à l’avant du céphalothorax, il est généralement compris entre les angles
antérolatéraux. Certaines espèces ont développé des épines défensives (soudées, séparées, longues
ou petites) dans cette partie qui comporte les yeux, les antennes, les antennules.
• Chélipèdes
Les chélipèdes, les mains ou communément appelés « pinces » sont des organes de manipulation
et de défense. Les parties qui composent les chélipèdes sont les mêmes que celles des pattes
marcheuses, sauf que chez ces derniers, une extension émerge du propodite formant la partie fixe
de la pince. La flexion des pinces s’effectue uniquement par le mouvement du dactylopodite. Leur
puissance permet de se libérer de l’emprise d’un prédateur ou d’ouvrir des coquilles de bivalves.
En cas de blessure grave, l’espèce peut se libérer de ces membres par autotomie et de les régénérer
lors des prochaines mues.
• Abdomen
Chez les brachyoures, l’abdomen est replié sous le céphalothorax, ce dernier est composé de 6
somites. Chez les mâles, les somites 3, 4 et 5 sont soudés et cachent les stylets copulateurs. Chez
les femelles, généralement l’abdomen est plus large et arrondi fournissant une surface plus
importante pour la protection des œufs.
• Dactyle
Le dactyle ou dactylopodite est la partie que constitue la pointe des pattes chez les crabes. Cette
dernière s’adapte selon l’espèce, la nature du fond qu’elle fréquente et la manière du déplacement.
Chez certaines espèces le dactyle de la cinquième patte (P5) se transforme en palettes natatoires
permettant ainsi un déplacement dans la colonne d’eau. Chez d’autres espèces, le dactylopodite se
replie sur le propodite formant une fausse pince qui permet de manipuler des algues ou des bivalves
pour les mettre sur sa carapace en guise de camouflage. Dans cette étude, les dactyles de la patte
(P2) sont pris en considération et feront l’objet d’une description morphologique.
2.1.2. Analyse morphologique
Le matériel biologique collecté à partir des différentes pêcheries est emmené au laboratoire et
conservé dans des sacs de congélation dans des boites à l’intérieur des frigos à -19°C. Chaque
groupe d’individus collecté contient une étiquette précisant la date du prélèvement, le lieu du
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Les crabes chalutés dans le bassin algérien: systématique, Ecologie et Dynamique des populations exploitées - 45/182

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