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Les crabes du bassin algérien sont jusqu’à présent mal connus et peu d’informations sont
disponibles à leur sujet. Cette étude étant intéressée par l’évaluation des ressources ichtyologiques
exploitées, n’a concerné que la fraction pêchée de ce groupe zoologique. Chaque volet abordé a
traité un aspect particulier afin d’y lever les ambiguïtés présentes.
Ce travail a permis de mettre en évidence 25 espèces pêchées par les principaux engins utilisés
dans les pêcheries Algériennes, ciblant principalement la faune benthique (chalut et trémail). Les
clés de détermination des espèces voisines ont été améliorées dans le but d’obtenir une
identification plus rapide sur le terrain en utilisant les caractères les plus pertinents. L’analyse
détaillée du dactyle de la patte (P2) a révélé que ce caractère varie systématiquement d’une espèce
à l’autre et s’avère indispensable dans toute identification menée dans ce groupe zoologique.
Désormais, ce travail pourrait fournir des données pour les éventuelles recherches à venir.
Quelques anomalies ont été discutées concernant Potamon fluviatile ainsi que le crabe bleu
Callinectes sapidus ouvrant des champs d’études que l’on espère aborder dans des travaux
ultérieurs.
Calappa granulata est un produit utilisable dont les biomasses n’assurent pas des rendements
intéressants pour une bonne rentabilité. Cependant on peut considérer que le crabe honteux est
potentiellement exploitable à la condition que la recherche de ses zones de concentration puisse
permettre une pêche régulière. Par contre, dans la région Ouest, Geryon longipes est une ressource
exploitable mais pas toujours exploitée : on peut observer occasionnellement un nombre
conséquent de casiers sur les étals des poissonneries de Ghazaouet (fig. I. 2) et de Bouzedjar. Ces
deux espèces de crabe pêchées présentent un intérêt économique non négligeable, ce qui nous a
incité à leur étude.
L’étude du comportement de C. granulata à partir des données de la campagne Thalassa (ISTPM,
1982) a montré que cette espèce se répartit uniquement à l’Est et à l’Ouest du bassin algérien
contrairement à G. longipes qui occupe tout le bassin. Cependant, les observations menées lors des
débarquements ont permis de noter la présence (rare) de cette espèce dans la région Centre (Tipaza
et Cherchell). Deux hypothèses peuvent être émises à ce sujet : la première est que cette espèce
était absente dans cette région durant la période ou la campagne océanographique Thalassa a été
effectuée (en 1982), la seconde hypothèse est que cette espèce occupait cette région mais elle n’a
pas été capturée durant cette dernière. Cette étude a montré également que C. granulata et G.
longipes ont un comportement différent et fréquentent des substrats et des profondeurs différents.
Les peuplements capturés avec les espèces cibles manifestent une richesse spécifique qui est plus
importante chez C. granulata que celle de G. longipes, cela est certainement dû à la différence
bathymétrique existante entre ces deux espèces. L’approche par les modèles de distribution
écologique adoptée a permis de réduire les biais liés à l’échantillonnage et de travailler avec les
Les crabes du bassin algérien sont jusqu’à présent mal connus et peu d’informations sont
disponibles à leur sujet. Cette étude étant intéressée par l’évaluation des ressources ichtyologiques
exploitées, n’a concerné que la fraction pêchée de ce groupe zoologique. Chaque volet abordé a
traité un aspect particulier afin d’y lever les ambiguïtés présentes.
Ce travail a permis de mettre en évidence 25 espèces pêchées par les principaux engins utilisés
dans les pêcheries Algériennes, ciblant principalement la faune benthique (chalut et trémail). Les
clés de détermination des espèces voisines ont été améliorées dans le but d’obtenir une
identification plus rapide sur le terrain en utilisant les caractères les plus pertinents. L’analyse
détaillée du dactyle de la patte (P2) a révélé que ce caractère varie systématiquement d’une espèce
à l’autre et s’avère indispensable dans toute identification menée dans ce groupe zoologique.
Désormais, ce travail pourrait fournir des données pour les éventuelles recherches à venir.
Quelques anomalies ont été discutées concernant Potamon fluviatile ainsi que le crabe bleu
Callinectes sapidus ouvrant des champs d’études que l’on espère aborder dans des travaux
ultérieurs.
Calappa granulata est un produit utilisable dont les biomasses n’assurent pas des rendements
intéressants pour une bonne rentabilité. Cependant on peut considérer que le crabe honteux est
potentiellement exploitable à la condition que la recherche de ses zones de concentration puisse
permettre une pêche régulière. Par contre, dans la région Ouest, Geryon longipes est une ressource
exploitable mais pas toujours exploitée : on peut observer occasionnellement un nombre
conséquent de casiers sur les étals des poissonneries de Ghazaouet (fig. I. 2) et de Bouzedjar. Ces
deux espèces de crabe pêchées présentent un intérêt économique non négligeable, ce qui nous a
incité à leur étude.
L’étude du comportement de C. granulata à partir des données de la campagne Thalassa (ISTPM,
1982) a montré que cette espèce se répartit uniquement à l’Est et à l’Ouest du bassin algérien
contrairement à G. longipes qui occupe tout le bassin. Cependant, les observations menées lors des
débarquements ont permis de noter la présence (rare) de cette espèce dans la région Centre (Tipaza
et Cherchell). Deux hypothèses peuvent être émises à ce sujet : la première est que cette espèce
était absente dans cette région durant la période ou la campagne océanographique Thalassa a été
effectuée (en 1982), la seconde hypothèse est que cette espèce occupait cette région mais elle n’a
pas été capturée durant cette dernière. Cette étude a montré également que C. granulata et G.
longipes ont un comportement différent et fréquentent des substrats et des profondeurs différents.
Les peuplements capturés avec les espèces cibles manifestent une richesse spécifique qui est plus
importante chez C. granulata que celle de G. longipes, cela est certainement dû à la différence
bathymétrique existante entre ces deux espèces. L’approche par les modèles de distribution
écologique adoptée a permis de réduire les biais liés à l’échantillonnage et de travailler avec les
