Introduction Générale
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Introduction :
Les littoraux meubles sont fréquemment caractérisés par l'instabilité : on ne peut jamais être assuré
qu'ils resteront stables, ou continueront d'évoluer comme au cours de la période d'observation. Un
rien suffit à changer leur « équilibre », à détruire un état que nous jugions pourtant adapté à nos
besoins, à provoquer une évolution inattendue, parfois, du reste, fort heureuse pour les usagers,
mais plus souvent dommageable (Pinot, 1998).
La région méditerranéenne a toujours été un lieu d'intenses activités humaines. La mer
Méditerranée et son littoral recèlent de nombreuses ressources développées dans la région et sont
des moteurs du commerce. Elle est une zone maritime relativement petite et fermée avec un accès
limité aux bassins océaniques et d’une grande variété d'écosystèmes sensibles. Ces
caractéristiques, combinées à la complexité politique de la région, font que la gestion et la
protection de l'environnement marin et côtier nécessiteront des réglementations et des accords
environnementaux multilatéraux validés à un niveau international (UNEP, 2017).
Située entre la pointe de Sidi Fredj à l'ouest et le cap Ras Acrata à l'est, la baie d'El Djamila fait en
effet aujourd'hui face à de nombreuses contraintes, tant physiques qu'anthropiques, dont la plupart
sont dues aux activités maritimes et au rôle négatif de l'homme dans l'exploitation de son
environnement. Cette pression s'est le plus souvent imprimée sur les éléments géomorphologiques
sensibles, et parfois sur les formes dynamiques irréversibles du tronçon côtier étudié (érosion des
dunes, des plages et des hauts de plage). L'approfondissement du recul des plages et le déficit de
leur patrimoine sédimentaire, en particulier la plage du Club des Pins, ainsi que l'émergence et la
convergence de plusieurs formes de pollution marine (bactériologique, chimique et physique) et
de perturbation biologique du sous-marin (Posidonia prairie), sont les principales et les plus
souvent visibles dans la zone étudiée avec des formes de dégradation.
Des jours de temps violent plages subissent des dommages qui ne peuvent être réparés par les
saisons calmes à moins que leurs bilans sédimentaires ne soient équilibrés. Ce sont les événements
à faible fréquence et à grande échelle qui déplacent vraiment la côte, et non les vagues déferlantes
habituelles. C'est le cas de la plage du Club des Pins, fortement érodée depuis de nombreuses
années par l'action de la mer et surtout par des événements extrêmes comme la tempête de 2007.
Les plages peuvent donc subir une érosion naturelle. D'une manière générale, on est en droit de
dire que la situation actuelle, qui résulte à la fois du stade de leur évolution géologique, de la
conservation du niveau marin planétaire, du régime hydrodynamique général, n'est pas propice au
maintien de leur équilibre. Il en résulte une grande fragilité et une sensibilité marquée aux
interventions humaines d'aménagement. (Paskoff R, 1992).
Le projet de protection de la plage du Club des Pins a été lancé en 2009 pour protéger la plage des
effets de la mer et affaiblir l'énergie des vagues, afin de mieux protéger l'arrière-pays de cette
plage, au potentiel exceptionnel, qui est la première commande politique (résidence domaniale) et
la seconde à caractère touristique grâce à la présence de l'hôtel Sheraton, la ligne à protéger s'étend
sur 3 000 ml de la plage de Moretti à « l'Ouest jusqu'à la plage des Dunes à l'Est ».
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