INTRODUCTION
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La méditerranée est une mer riche en stocks plurispécifiques et spécialement en petits
pélagiques. Ces poissons pélagiques, également appelés «poissons bleus», vivant entre la
surface et le fond (appelée zone pélagique où colonne d’eau) entre 0 et -200 m. Les petits
poissons pélagiques regroupent plusieurs centaines d’espèces qui se caractérisent par des
migrations horizontale et verticale dans les eaux côtières (Fréon et al., 2005). Ils constituent la
plus grande part des captures marines mondiales avec 32 millions de tonnes en 2011, soit plus
d’un tiers des captures totales (FAO, 2014). Les petits pélagiques sont des espèces clés dans la
chaîne trophique marine et leur présence est nécessaire pour maintenir l’équilibre des
écosystèmes (Smith et al., 2011). Étant planctonophages, ils peuvent exercer un contrôle sur
l’abondance du zooplancton qu’ils consomment, contrôle «top-down» ou bien sur celle de
leurs propres prédateurs, contrôle «bottom-up» selon les situations (Bakun, 1996). Des
effondrements de populations de sardines et d’anchois ont été accompagnés par des fortes
baisses de la densité d’oiseaux et de mammifères marins (Chavez et al., 2003). Par
conséquent, des changements majeurs dans l’abondance de ces espèces (Engraulis
encrasicolus et Sardinella aurita) peuvent être accompagnés par des changements marqués
dans la structure de l’écosystème (Alheit et al., 2009).
Les espèces de petits pélagiques sont constitués de sardine (Sardina pilchardus), l’allache ou
sardinelle ronde (Sardinella aurita), la bogue (Boops boops), le saurel (Trachurus trachurus,
Trachurus medterranus, Trachurus picturatus), le maquereau (Scomber scombrus, Scomber
japonicus) et l’anchois (Engraulis encrasicolus), (Itchir et Merine, 2018).
En Algérie, les poissons bleus sont la ressource la plus dominante dans les captures avec 80%
(sardine, chinchard, allache, anchois) et les 20% restant représentent les poissons blancs
(dorade, sar, pageot,…), les crustacés et les mollusques (Bacha et Amara, 2009 ; P.A.T.W,
2012 ; Hachemane et Bernardon, 2013 ; Omari, 2014).
En 2014 une forte demande d’acquisition d’unités de pêche petits métiers a été enregistrée au
niveau de la direction de pêche et des ressources halieutiques (DPRH, 2018), et l’engouement
pour le changement d’armement des unités dites petits métiers pratiquant, une pêche
artisanale, auxquelles s’ajoutent les unités armées au filet dérivant ne cesse d’augmenter. En
2015, ce sont 53 unités petits métiers acquises du dispositif d’aide ANSEJ ou CNAC avec le
gréement petite Senne qui s’est transformé en sardiniers sous la dénomination de « senneurs »
par ailleurs la majorité des petits métiers armés (FMD) ont déposé une demande de
reconversion et 90% ont eu l’avis favorable (DPRH, 2018). Ce dispositif de reconversion
accéléré, des embarcations qui ciblent une même espèce, risque de compromettre le stock de
sardine qui devient de plus en plus rare. Cette reconversion nécessite une attention particulière
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Etude d\'impact de la reconversion d\'éspadonniers en senneurs sur les éspèces cibles notament: l\'éspadon Xiphias gladius (Linnaeus,1758) et la sardine Sardina pilchardus ( Walbaum,1792 ) dans la baie de Mostaganem - 14/91

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