Chapitre V
Quantification du transit sédimentaire longitudinal
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Benzerfa S. & Bourkache R.
avec le trait de côte, elles induisent la formation d'un courant long shore parallèle à la côte, et
restreint à la zone côtière entre la ligne de déferlement et la plage. Ce courant peut être
localement modifié par l'action de courants induits par le vent ou par la marée (Van Rijn 1998).
Sur des plages soumises à des houles obliques dominantes, ce mode de transport est bien
souvent prépondérant. Les variations longitudinales (augmentation ou diminution) du taux de
transport (long shore gradient) induisent l’existence de zones d’érosion lorsque le taux de
transport augmente ou des zones d’accrétion lorsque ce dernier diminue. Modéliser ce
processus est une approche couramment utilisée en géomorphologie et/ou en ingénierie côtière
(Lafon et al., 2004) car elle présente l’avantage de donner une vision globale des transits
sédimentaire à macro-échelles, dans le cadre des cellules hydro sédimentaires en vue d’une
gestion raisonnée, ou dans des perspectives de modélisation simples d’évolution du rivage.
V.3.1 Formules empiriques pour le calcul des flux sédimentaires longitudinaux dans la
zone de déferlement
V.3.1.1 La formule de CERC, Van Rijn (2006) :
L’équation inclue les deux types de modes de transport par charriage et par suspension,
elle a été dérivée sur un certain nombre d'années et récemment par (Inman, D.L et Bagnold,
R.A., 1963) ; (Komar, 1969) et (Komar, P.D et Inman, D.L., 1970, In Khelfani D., 2014).
Les campagnes de mesures de courant, de houle et de transport sédimentaire ont laissé entrevoir
que le transport littoral était proportionnel à la composante du flux d'énergie dirigée
parallèlement à la côte dans la zone du surf. En S'inspirant de la relation intuitive suggérée par
les mesures et utilisant la similitude des unités entre le flux d'énergie et le poids de sédiment
immergé, (Komar, P.D et Inman, D.L., 1970, In Khelfani D., 2014) proposent une équation
de calcul du taux de transport massique :
(6.6)
Q t = K * [
𝝆∗√𝒈
𝟏𝟔√ỿ (𝝆𝒔−𝝆)(𝟏−𝑷)
] * H b
2.5
sin (2θ)
On note que:
➢ Qt : Sédiments transportés parallèlement à la cote (m
3 /s),
➢ H b : Hauteur de la houle significative au point de déferlement,
➢ 𝜽 𝒃 : Angle d’incidence de la houle au point de déferlement en degré (°),
➢ K : Coefficient empirique dimensionnel,
➢ ỿ : Indice de déferlement (0.78) pour les plages plates et augmente plus que 1.0 selon la
pente de plage (Weggel, 1972).
Diverses valeurs du coefficient empirique dimensionnel K ont été obtenues à partir des analyses
de régression de différents ensembles de données qui lient le poids submergé des sédiments
transportés et le flux d’énergie des vagues.
k = 2.2 (Caldwell, 1956) ; k = 0.77 (Komar, P.D et Inman, D.L., 1970) ; k = 0.2 (Kraus, et
al. 1982) ; k = 1.23 (Dean, et al. 1982) ; k = 0,39 et 0.92 (SPM., 1984) ; k = 0.82 (Schoonees
et Theron (1993, 1994)) ; KSPM rms = 0,92 (Rosati, et al. 2002) ;
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