Chapitre III : Résultats et discussion
77
III.4.4. Le phénomène responsable de ces submersions marines d’origine météorologique
Les processus physiques mis en jeu lors des phénomènes d’une origine météorologique
La surcote :
Les surcotes sont générées par l’action de deux phénomènes météo-marins distincts : l’action
d’une basse pression atmosphérique et l’action d’un vent d’afflux, c'est-à-dire qui souffle de la
mer vers la terre. On peut dès lors considérer deux types de surcote, à savoir la surcote d’origine
barométrique et la surcote d’origine anémométrique. Ces deux phénomènes peuvent se combiner,
amplifiant alors la surcote totale.
Lors du passage d’une tempête sur l’océan, la baisse de la pression atmosphérique entraîne
une réduction du poids de la colonne d’air sur l’eau, et donc une élévation du plan d’eau. Selon la
règle du « baromètre inversé », une baisse de la pression atmosphérique de 1 hPa entraîne une
élévation de la surface de l’eau de 1 cm (Harris, 1963). Les vents qui accompagnent une tempête
agissent par friction sur la surface de la mer et génèrent une accumulation d'eau au niveau des
littoraux exposés face à ces vents – alors qualifiés de vents d’afflux. Plus l’action du vent s'exerce
sur une grande distance (fetch), plus l'élévation du niveau d’eau à la côte est importante (Harris,
1963). La direction du vent joue un rôle primordial dans ce processus d’élévation du niveau d’eau
à la côte.
Lorsqu’une dépression se déplace au-dessus d’un océan, elle est donc accompagnée par une
onde de pression et une onde générée par l’action du vent. La somme de ces deux ondes forme ce
que l’on appelle une onde de tempête (Hontarrède et Galli, 2001).
Estimation des surcotes :
Il existe deux moyens pour estimer une surcote. La méthode la plus sûre et la plus précise
nécessite d’utiliser un marégraphe. Celui-ci mesure la marée observée qui intègre les effets météomarins décrits précédemment. Afin d’obtenir la valeur de surcote, il suffit donc de soustraire la
marée prédite (marée astronomique) à la valeur de marée observé. En l’absence de marégraphe, il
est possible d’estimer la surcote en calculant séparément la part de la surcote barométrique et celle
de la surcote anémométrique, à l’aide de formules empiriques. La surcote barométrique est estimée
à partir de la règle du « baromètre inversé ». Chaque hectopascal inférieur à 1013 hPa entraîne une
élévation du plan d’eau de 1 cm. La surcote générée par l’effet des vents d’afflux (wind setup en
anglais) peut être estimée à partir de l’expression de K.F. Bowden (1983) :
77
III.4.4. Le phénomène responsable de ces submersions marines d’origine météorologique
Les processus physiques mis en jeu lors des phénomènes d’une origine météorologique
La surcote :
Les surcotes sont générées par l’action de deux phénomènes météo-marins distincts : l’action
d’une basse pression atmosphérique et l’action d’un vent d’afflux, c'est-à-dire qui souffle de la
mer vers la terre. On peut dès lors considérer deux types de surcote, à savoir la surcote d’origine
barométrique et la surcote d’origine anémométrique. Ces deux phénomènes peuvent se combiner,
amplifiant alors la surcote totale.
Lors du passage d’une tempête sur l’océan, la baisse de la pression atmosphérique entraîne
une réduction du poids de la colonne d’air sur l’eau, et donc une élévation du plan d’eau. Selon la
règle du « baromètre inversé », une baisse de la pression atmosphérique de 1 hPa entraîne une
élévation de la surface de l’eau de 1 cm (Harris, 1963). Les vents qui accompagnent une tempête
agissent par friction sur la surface de la mer et génèrent une accumulation d'eau au niveau des
littoraux exposés face à ces vents – alors qualifiés de vents d’afflux. Plus l’action du vent s'exerce
sur une grande distance (fetch), plus l'élévation du niveau d’eau à la côte est importante (Harris,
1963). La direction du vent joue un rôle primordial dans ce processus d’élévation du niveau d’eau
à la côte.
Lorsqu’une dépression se déplace au-dessus d’un océan, elle est donc accompagnée par une
onde de pression et une onde générée par l’action du vent. La somme de ces deux ondes forme ce
que l’on appelle une onde de tempête (Hontarrède et Galli, 2001).
Estimation des surcotes :
Il existe deux moyens pour estimer une surcote. La méthode la plus sûre et la plus précise
nécessite d’utiliser un marégraphe. Celui-ci mesure la marée observée qui intègre les effets météomarins décrits précédemment. Afin d’obtenir la valeur de surcote, il suffit donc de soustraire la
marée prédite (marée astronomique) à la valeur de marée observé. En l’absence de marégraphe, il
est possible d’estimer la surcote en calculant séparément la part de la surcote barométrique et celle
de la surcote anémométrique, à l’aide de formules empiriques. La surcote barométrique est estimée
à partir de la règle du « baromètre inversé ». Chaque hectopascal inférieur à 1013 hPa entraîne une
élévation du plan d’eau de 1 cm. La surcote générée par l’effet des vents d’afflux (wind setup en
anglais) peut être estimée à partir de l’expression de K.F. Bowden (1983) :
