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hydrocarbures prospère au milieu des conditions de température modérée comprise entre 20 et
40°C avec un optimum de croissance entre 30 et 37°C (Boopathy, 2000).
III.4.3 Effet de l’oxygène
La concentration en oxygène est définie comme le taux variable limite de dégradation des
hydrocarbures dans l'environnement. La disponibilité en oxygène est un facteur
particulièrement important dans la biodégradation des hydrocarbures (Cerniglia, 1993).
Le catabolisme des hydrocarbures aliphatiques ou aromatiques par les bactéries et les
champignons s'effectue par l'oxydation des hydrocarbures et par les oxygénases qui
nécessitent la présence d'oxygène. Les conditions de confinement de l'oxygène ne sont
généralement pas présentes dans les couches supérieures de la colonne d'eau (Leahy 1990 ;
Juhasz et Naidu, 2000).Cependant, des zones hypoxiques peuvent apparaître dans les eaux
profondes (comme celles du détroit de Laurent) et limiter la biodégradabilité. La dégradation
des hydrocarbures pétroliers est plus efficace en conditions aérobies qu'en conditions
anoxiques (Widdel et Rabus, 2001). Les conditions aérobies sont, par suite, nécessaires pour
cette voie d’oxydation microbienne des hydrocarbures dans l’environnement. Le problème de
la limitation de l'oxygène moléculaire dans les couches superficielles des colonnes d’eau est
inexistant, en effet la concentration en oxygène est suffisamment élevée pour assurer l’activité
des microorganismes hydrocarbonoclastes. Théoriquement, 3,5 g d’oxygène sont nécessaires
pour l’oxydation complète de 1 g de pétrole (Soltani, 2004). La dégradation anaérobie des
hydrocarbures par les microorganismes peut se produire mais à des vitesses négligeables et
son importance écologique est considérée comme moindre.
III.4.4 Effet de la salinité
Dans les milieux océaniques La salinité moyenne est de l’ordre de 3,5 % avec un intervalle de
variation se situe en général entre les limites de 3,3% et 3,7%. Ces concentrations en sels sont
compatibles avec la croissance des microorganismes hydrocarbonoclastes (Bertrand et Mille,
1989). D'après l'étude de Bertrand et collaborateurs (1993) sur l’influence de la
concentration en chlorure de sodium sur la biodégradation des hydrocarbures par deux
communautés microbiennes, ils ont trouvé que la biodégradation est maximale pour une
concentration de 0,4 M et diminue lentement pour des valeurs supérieures et inférieures à
celle-ci.
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Isolement et caractérisation des bactéries dégradants les différentes fractions du pétrole: cas d\'études : port de la Madrague, Ain Benian - 34/92

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