26
• Création du vecteur shorelines (Traits de côte) :
Il s’agit de combiner tous les vecteurs de traits de côte digitalisés, dans un seul vecteur
contenant une table attributaire avec un nombre et une nature de champs bien spécifiques. Ce
vecteur contenant des traits de côte de différentes dates, sans oublier de renseigner
l’incertitude des traits de côte, lié à la résolution de l’image d’où le trait de côte à été
digitalisé, ou à des erreurs lors des levés in-situ. L’estimation de ces risques d’erreurs doit
conduire à l’élaboration d’une marge d’erreur qui sera prise en compte dans l’interprétation
des résultats (Durand, 2002 ; Gibbs et al., 2015 ; Gould etal., 2015). C’est la raison pour
laquelle les erreurs les plus récurrentes en cinématique du littoral, particulièrement en ce qui
concerne l’analyse du trait de côte, sont principalement les erreurs de positionnement et les
erreurs techniques.
La marge d’erreur par rapport aux traits de côte obtenus des images aériennes de 1959-2003
est de l’ordre de ± 30 centimètres par DGPS, alors que celle correspondante aux traits de côte
allant de 2011-2022 provenant des images satellitaires de Google Earth Pro est de l’ordre de ±
5 mètres, ce qui pose des limites dans l’interprétation des résultats.
• Création du vecteur Baseline (Ligne de base) :
C’est une ligne fictive crée à partir d’une zone tampon, dont la tendance générale est parallèle
à la ligne de rivage. Elle servira comme ligne de référence pour les transects, à partir de
laquelle ils établiront les différences de positionnement entre les traits de côte les plus anciens
et les plus récents et autres opérations de calcul.
Une fois ces trois opérations effectués, on peut lancer la réalisation de nos transects par
l’extension DSAS, puis lancer le calcul des statistiques qui vont nous renseigner sur :
NSM (Net ShorelineMovement) : Le mouvement net du littoral signale une distance,
pas un taux. Le NSM est associé aux dates de seulement deux rives. Il prend compte
de la distance totale entre les rivages les plus anciens et les plus jeunes pour chaque
profil (Faye, 2012).
SCE (Shoreline Change Envelope) : Le SCE est la distance entre le trait de côte le
plus éloigné et le plus proche de la ligne de base à chaque transect. Cela représente la
variation totale de mouvement de rivage pour toutes les positions du rivage
disponibles et n’est pas lié à leurs dates. (Himmelstoss, 2009).
EPR (End Point Rate) : calcule le rapport de la distance entre le trait de côte
correspondant à la date la plus ancienne et à la date la plus récente (mètre/an). Ainsi,
lorsqu’on dispose uniquement de deux traits de côte, l’EPR reste un bon indice pour
évaluer la cinématique (Moore, 2000 ; Thieler et al., 2009 ; Himmelstoss, 2009). C’est
pourquoi il a été utilisé pour calculer les variations entre chaque couple de traits de
côte.
LRR (LinearRegression Rate) : est l’indice qui permet d’estimer l’évolution de
chaque segment sur l’ensemble de la période considérée (1959_2022). Le nombre
Précédent

Etude d’impact des brise lames de la commune d’Ain Taya sur les points: érosion/accumulation et qualité des eaux de baignade - 41/148

Suivant